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Inquiétudes autour des aides au handicap

Ouest-France – Finistère – 16/02/2014

photo extraite du Ouest-France

Régis Guillerm, membre du collectif des associations de personnes handicapées du Finistère, Bruno Quellec, président du collectif, ainsi que Thierry Duval et Michel Leblois, membres du collectif.

 

Le collectif des associations de personnes handicapées du Finistère s’alarme de la baisse de certaines aides.

Le collectif des associations de personnes handicapées du Finistère (CAPH 29) tire la sonnette d’alarme. Il pointe du doigt la baisse drastique du fonds départemental de compensation (FDC). Ce fonds permet aux personnes atteintes d’un handicap de financer en partie des opérations d’adaptation de leur logement ou leur appareillage médical, par exemple. Le FDC vient en complément de la prestation de compensation du handicap.

« Des effets néfastes à venir »

Seulement voilà, à l’automne dernier, face à la baisse des sommes versées par le conseil général, l’État et la Mutualité sociale agricole, les gestionnaires du fonds départemental de compensation ont tranché dans les dépenses. Au lieu de reverser 450 000 € d’aides, comme en 2012, le fonds ne reversera plus que 85 000 € aux personnes handicapées.  « Or, les besoins ont augmenté, s’inquiète Bruno Quellec, président du collectif. Les premiers effets néfastes se feront ressentir dans les mois à venir ».

Thierry Duval, membre du collectif, prend pour exemple une personne ayant besoin d’un fauteuil roulant. « Au lieu qu’il ne revienne à presque rien pour la personne handicapée, grâce aux différentes aides, aujourd’hui, il lui restera à sa charge 1 250 €. Et ce n’est qu’un exemple ».

Le collectif s’indigne de cette situation : « C’est une remise en cause de l’autonomie des personnes handicapées. Certaines, ne pouvant pas faire aménager leur véhicule, seront coincées chez elles ». Alors, le collectif réclame que « l’esprit de la loi de 2005, qui a instauré cette aide, soit respecté. Au lieu de trancher dans les dépenses, il faut que les organismes qui versent de l’argent pour le fonds départemental de compensation le fassent à la même hauteur qu’auparavant ».

 


Handicap. Le collectif des associations dénonce le manque de places

Le Télégramme – Bretagne – 5 juillet 2014 

Un an après le vote du quatrième schéma départemental en faveur des personnes handicapées par le conseil général du Finistère, le collectif des associations de personnes handicapées du Finistère (CAPH 29) a dénoncé un manque criant de places d’hébergement lors de son assemblée générale, le 25 juin dernier.

Le CAPH a examiné particulièrement la situation des personnes handicapées en attente de places d’hébergement en foyer de vie et en foyer d’accueil médicalisé. Selon le recensement effectué et les chiffres fournis par le conseil général, les besoins de places d’hébergement pour ces personnes, majoritairement lourdement handicapées, se sont considérablement accrus entre le recensement de septembre 2012 et celui de décembre 2013. Durant cette période de 15 mois, en foyer de vie, les besoins pour répondre aux listes d’attente sont passés de 273 à 314 places (+15 %) ; en foyer d’accueil médicalisé, les besoins sont passés de 46 à 106 places (+130 %). Au total, les besoins cumulés dans ces structures d’hébergement ont augmenté de 101 places, passant de 319 à 420 places manquantes (+31 %). Tous ces chiffres tiennent compte des places déjà programmées et non encore disponibles et sont extraits des documents diffusés par le conseil général précise le CAPH 29, qui ajoute que le conseil général a fait savoir qu’il n’avait à ce jour aucun nouveau projet de programmation de création de places d’hébergement.

Le collectif a exprimé sa « très vive inquiétude face à cette situation qui va se traduire par une grave dégradation des conditions de vie des personnes concernées et de leurs familles dans notre département ».

 


Le CAPH 29 alerte l’opinion

Actu.fr – Bretagne – 21 juillet 14 – Par Michèle Chaouadi

Le nombre de personnes handicapées en attente de places en foyer de vie ou en foyer d’accueil médicalisé est en augmentation. La situation inquiète les associations du CAPH 29.

Photo extraite de actu.fr

Michel Le Blois siège au bureau du CAPH 29 dont le local se situe dans la Maison départementale des personnes handicapées à Quimper.

Personnes handicapées mentales, infirmes moteurs, déficients sensoriels, myopathes, trisomiques, autistes… Dans le département, « plusieurs dizaines de milliers de personnes sont concernées par un handicap », informe Michel Le Blois, membre du CAPH29, le collectif des associations de personnes handicapées du Finistère.

Cette structure qui a vu le jour il y a une trentaine d’années, rassemble aujourd’hui 22 associations de personnes handicapées ou de leurs familles et 13 associations gestionnaires de services et d’établissements d’accueil et d’accompagnement pour personnes handicapées.

Elle se veut au niveau départemental, « le porte-parole de l’ensemble des personnes atteintes de handicaps de toutes natures confondues face aux pouvoirs publics dont l’Agence régionale de la santé et le Conseil général sont les principaux décideurs », présente le membre du bureau.

Les chiffres officiels

Lors de l’assemblée générale du 25 juin dernier, le collectif a examiné la situation des adultes handicapés en attente de places d’hébergement en foyer de vie et en foyer d’accueil médicalisé. Les derniers chiffres du Conseil général ont de quoi inquiéter.

« Entre la fin du troisième schéma départemental en faveur des personnes handicapées en 2012 et le début du quatrième en 2013, les besoins en foyer de vie sont passés de 273 à 314 places soit une augmentation de 15 % en 15 mois et de 46 à 106 places soit 130 % de hausse en foyer d’accueil médicalisé », transmet Michel Le Blois.

Les plus fragiles

Or pour le représentant du collectif, cette augmentation de la demande était prévisible. Il l’explique par « l’augmentation générale de l’espérance de vie dans notre société et par les progrès médicaux pour certains traitements spécifiques. »Une évidence que le Conseil général n’a pas su anticiper.

Le CAPH 29 tire donc la sonnette d’alarme : « il s’agit de personnes ne pouvant ni travailler, ni vivre seules ou en famille, indique Michel Le Blois. Ne rien faire revient à faire souffrir les plus fragiles de notre société. » Les associations du collectif dénoncent d’une même voix « l’attitude du Département qui ne fait aucune prospective pour trouver des solutions et néglige ses responsabilités, en tant que chef de file des politiques en faveur des personnes handicapées. » Le collectif entend faire pression sur le Conseil général et prépare dès à présent un rendez-vous à la rentrée.

 


Handicap. «Peut mieux faire» selon le Collectif 29

Le Télégramme – Quimper – 9 mars 2012 

Photo extraite du Télégramme

Plusieurs représentants des différentes associations concernées, membres du Collectif 29, ont exposé, hier, leurs revendications à la Maison départementale du handicap à Quimper.

 Le Collectif 29 des associations de personnes handicapées vient d’éditer une «plate-forme» de revendications. Manques, difficultés et craintes sont en exergue. 

Le CAPH 29 a exposé hier le résultat d’une consultation de ses 33 associations adhérentes. Ceci dans le but de cibler ce qui fait toujours défaut ou tarde à se concrétiser, en dépit des bonnes intentions de la loi du 11 février 2005. Bon nombre de ses applications sont bien en dessous des objectifs établis alors. Une «plate-forme de revendications» a de ce fait été éditée afin d’exposer clairement ces besoins, notamment au conseil général. Ce dernier se réunira le 22 mars afin d’étudier un troisième schéma concernant l’ensemble des applications relatives à cette loi. Les revendications du collectif portent d’abord sur deux types de lieux de vie partagés entre les établissements et le domicile. Les trois quarts des dizaines de milliers de personnes concernées dans le Finistère font le choix de la seconde solution. Du côté des établissements, une étude de besoins diligentée par le conseil général et la Maison des personnes handicapées laisse apparaître un «cruel manque de places ».

Il manque trop de places

Il est donc demandé, dès cette année, un «plan d’investissement pour en créer davantage en formules d’accompagnement existantes». Chiffres en main, la situation fin novembre faisait état d’au moins 350 places à créer entre les foyers de vie, d’accueil médicalisé et les maisons d’accueil spécialisées. En ce qui concerne l’enfance, près de 150 places font défaut en institut médico-éducatif et éducation motrice. Le Service d’éducation spécialisée et de soins à domicile (Sessad) est en déficit, lui aussi, de 150 places entre les écoles ordinaires et les établissements adaptés. Des «formules innovantes» devront être développées, notamment diverses formules d’habitat regroupé et accueil des personnes handicapées vieillissantes (un sujet de plus en plus préoccupant). Afin de répondre le plus possible au choix majoritaire de vie à domicile, il est demandé «la création, le développement et la coordination des différents services (médico-sociaux, sociaux et sanitaires)».

L’accessibilité! 

Autre point crucial dans le quotidien de handicapés qui – est-il souligné – «connaissent des périodes de chômage au moins deux fois plus longues (70% des non voyants sont sans emploi)»: «l’accessibilité à tout pour tous». Loin d’être acquis. La loi de 2005 prévoyant que tout soit résolu en 2015, il est expressément demandé d’accélérer le respect de ces objectifs. «Beaucoup de lacunes sont encore flagrantes au niveau de l’accessibilité de tous les services et équipements à toutes les situations de handicap». Ce qui s’adresse bien entendu au public autant qu’au privé. Enfin, concernant l’Éducation nationale, «une intégration scolaire de qualité» est demandée. Notamment par une «évaluation qualitative» des AVS (auxiliaires de vie scolaire) mais aussi l’attribution des aides techniques et humaines dès la rentrée de septembre. «Une douzaine d’enfants aveugles n’ont toujours pas reçu leur matériel informatique spécifique, depuis cette rentrée», précise Bruno Quellec, vice-président du CAPH 29. Ce collectif se tient, par ailleurs, à la disposition de tous ces acteurs publics pour un travail de fond sur les mesures à prendre dans le cadre de l’application de la loi du 11 février 2005.