Le Finistère lance une opération séduction sur les métiers du médico-social

Le Télégramme – Finistère – 10 juin 2022 – par Régis Nescop

 

Maël de Calan, le président du conseil départemental et Sophie Rogery, de Pôle emploi (à droite), espèrent recruter massivement dans le secteur médico-social. (Le Télégramme/Régis Nescop)

 

Pour répondre à la pénurie criante de personnel, le département du Finistère, l’ARS et pôle emploi lancent une opération séduction sur le secteur du médico-social, des « métiers qui ont du sens et de la valeur ».

 

« Donner du cœur à son métier ». Et pourquoi pas dans le médico-social ? C’est tout le sens de la campagne de communication qui vient d’être lancée par le conseil départemental, l’ARS et Pôle emploi. L’objectif est de répondre à la pénurie des personnels dans ces métiers. Une première opération qualifiée d’« urgente » à l’aube d’un été où les difficultés de remplacement sont particulièrement redoutées. « Cette tension dans ce secteur d’activité est grave car elle entraîne des conséquences lourdes chez les personnes vulnérables (mineurs isolés, personnes handicapées et âgées) », considère Maël de Calan qui veut changer le regard sur ces métiers mal ou peu considérés et jugés à l’aune de la seule rémunération. D’ailleurs, sur ce dernier point, des avancées ont été notables, rappelle le président du conseil départemental, depuis les augmentations salariales du Ségur. D’autres leviers ont été actionnés en Finistère. Exemple avec la possibilité de combiner le RSA et le revenu d’activité durant trois mois dans ce secteur.

 

5 780 offres d’emploi dans le médico-social

 

« Mais cela ne suffit pas », reconnaît Maël de Calan d’où cette campagne de communication résolument positive. « Pour renforcer l’attractivité, on va mettre en avant le sens et les valeurs de ces métiers », complète Sophie Rogery, la directrice territoriale de Pôle emploi. Le gisement des offres dans le médico-social est conséquent avec près de 5 780 intentions d’embauche dans le Finistère. « Ce secteur représente 11 % (25 000) de l’emploi salarié dans le département ». Plusieurs corps de métiers sont concernés : aides-soignants, infirmiers, éducateurs, aides à domicile, agents de service hospitalier…

 

Du 15 au 30 juin, les douze agences de Pôle emploi vont développer une stratégie d’accueil spécifique à travers l’opération #TousMobilisés (stage découverte, immersion facilitée, recrutement par simulation, formation…)

 

Toutes les offres seront accessibles en ligne par le conseil départemental sur www.finisterejob.fr. Ce coup de projecteur sera également relayé sur l’ensemble des abris de bus du département et par les communications internes des associations gestionnaires dans le médico-social.

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Pénurie de professionnels : « L’été s’annonce particulièrement compliqué »

ASH – Professions et travail social – 9 juin 2022 – Propos recueillis par Maxime Ricard

 

Pierre Dubois est le président du Collectif des Associations de Personnes Handicapées du Finistère – Crédit photo DR

 

Attractivité des métiers en berne, équipes à bout de souffle, démissions, difficultés de remplacement… le secteur médico-social affronte une crise qui touche tous les champs. A la veille des vacances d’été, Pierre Dubois, président du Collectif des Associations de Personnes Handicapées du Finistère (CAPH 29(*)), s’inquiète des répercussions sur les usagers.

 

Actualités sociales hebdomadaires – Pourquoi l’inquiétude autour du manque de personnel est-elle plus vive cette année ?

Pierre Dubois : Des professionnels ont démissionné et n’ont pas été remplacés, d’autres sont embauchés mais partent au bout de trois jours, certains n’acceptent plus les CDI (contrats à durée indéterminée), il y a des postes à pourvoir mais personne ne postule. A cela s’ajoute les départs en vacances des titulaires. Si tous les étés, le problème existe, cette année il va être encore plus important. D’autant que les manques se font déjà ressentir. Des gestionnaires ont envoyé des courriers aux résidents et familles pour signaler que, en raison de la pénurie de personnel, certaines activités ne seront plus effectuées. C’est le cas, par exemple, d’une maison d’accueil spécialisée qui stipule dans une lettre que « seuls les actes nécessaires seront réalisés », à savoir le nursing (les toilettes, les soins, l’alimentation). Le reste de la prise en charge sera aléatoire. Nous sommes donc à la limite de la maltraitance. Les personnes en situation de handicap et leurs familles ont le droit à un accompagnement de qualité, même en été.

 

Quelles pourraient être les conséquences sur le terrain ?

Cette problématique touche tout le secteur. On parle beaucoup des Ehpad, de l’hôpital mais rarement du champ du handicap. Or, la pénurie existe aussi dans ce secteur et a des conséquences sur l’accompagnement de ce public. Nous n’avons pas encore eu de remontées quant à d’éventuelles fermetures totales de sites. En revanche, certains accueils temporaires le seront. Ce qui est d’ailleurs paradoxal car les pouvoirs publics du Finistère assurent vouloir augmenter le droit au répit des usagers et de leurs proches. Or c’est tout l’inverse qui risque de se passer cet été. Nous voulons alerter aussi sur la situation des soins à domicile. En temps normal, il est très compliqué pour une personne handicapée de trouver un professionnel qualifié alors imaginez cet été, période où elles sont particulièrement vulnérables…

 

Comment résoudre le problème à long terme ?

Pour attirer de nouveaux professionnels, il ne suffit pas d’augmenter les salaires. Il convient de leur redonner du temps de présence. Ils ont trop de démarches administratives à effectuer. On leur demande de remplir des tableaux, des grilles… Il passe plus de temps derrière des écrans qu’auprès des résidents. Ce n’est pas normal. Cela ne séduit pas les jeunes. Je pense aussi qu’il y a un vrai manque au niveau de la formation. Les professionnels ne sont pas formés aux différents handicaps. Ils passent d’un Ehpad à une maison d’accueil spécialisée, d’un ESAT à un foyer de vie alors que les publics sont complétement différents. Ce n’est pas la même chose d’accompagner une personne cérébro-lésée ou une personne en situation de handicap moteur. Un plan d’urgence ne suffirait pas. Le problème n’est pas conjoncturel, il est bien plus grave que cela. Nous sommes dans la même situation que l’hôpital.

 

(*) Le collectif regroupe 25 associations représentatives de tous les types de handicap et 15 associations de gestionnaires et se veut l’interlocuteur privilégié du conseil départemental du Finistère. 

 

 

 


Prise en charge du handicap en Finistère : l’été de tous les dangers ?

Le Télégramme – Finistère – 30 mai 2022 – par Régis Nescop

 Le Collectif des associations de personnes handicapées du Finistère, réuni ce lundi 30 mai, à Quimper, autour de son président Pierre Dubois (second à partir de la gauche), s’inquiète des graves conséquences cet été d’une pénurie de professionnels. (Le Télégramme/Régis Nescop)

Pour les associations de personnes handicapées dans le Finistère, c’est l’été de tous les dangers. Face à la crise aiguë de la pénurie de professionnels, le risque de renvoi des patients dans leurs familles provoque de très vives inquiétudes.

Pénurie de personnels, équipes à bout de souffle… Le secteur médico-social est au bord de la rupture. Le vent de panique n’épargne aucune institution avant un été déjà qualifié de « tous les dangers ». Cette fois, c’est le Collectif des associations de personnes handicapées du Finistère (CAPH 29) qui s’alarme. « La situation est critique. Tous les signaux sont au rouge », s’inquiète Pierre Dubois, le président d’un collectif qui rassemble près de 25 associations finistériennes. « On a décidé de prendre la parole car les conséquences d’une absence de prise en charge peuvent être dramatiques pour ces personnes fragiles mais aussi pour les familles ».

« Des aidants en grande difficulté »

Voilà des semaines que les nuages noirs s’accumulent à l’aube de cet été. « Des gestionnaires, comme les Genêts d’Or, renvoient déjà des patients dans leurs familles, faute de personnels. Qu’en sera-t-il cet été avec la prise des congés ? », questionne Thierry Duval, membre du bureau et président départemental des paralysés de France. Pour le CAPH 29, l’urgence est de recruter sans attendre pour garantir une présence suffisante en foyer mais aussi à domicile. « Sans quoi, on va au-devant de graves difficultés, juge Francine Molon-Noblot de l’UNafam 29. On se rapproche déjà de la maltraitance ». Un fonctionnement en mode dégradé entraînerait des réactions en chaîne. Première d’entre elles, des soins réduits au seul nursing, « les privant, ainsi, d’écoute et de sorties ». Les familles des aidants, précipités dans un quotidien subi, seront également « en grande difficulté », prédit Jean Vinçot de l’association Asperansa qui voit mal comment appliquer, dans ces conditions, le droit au répit. « On ne s’improvise pas infirmier à domicile ».

« La situation est grave. Et on mesure nos mots »

« Assurer la sécurité des patients »

Pour le collectif, il s’agit surtout de mobiliser tous les moyens dès cet été pour « assurer la sécurité des patients et des personnels, en prenant garde de ne pas épuiser les titulaires ». Les intentions sont là, reconnaît le collectif, en référence au plan initié par le Département de créer 600 nouvelles places pour les personnes handicapées. « Mais il faut renforcer dans les plus brefs délais l’attractivité de ces métiers car la situation est grave. Et on mesure nos mots ».

Face au manque de personnel, le cri d’alarme des associations du handicap

Ouest-France – Finistère – 30 mai 2022 – Béatrice CHOT-PLASSOT

Le secteur du handicap n’est pas épargné par la raréfaction du personnel. Le collectif des associations de personnes handicapées du Finistère alerte sur une situation qui aura des conséquences sur les personnes handicapées et sur leurs proches au quotidien, estime l’association.

Des membres du collectif des associations de personnes handicapées du Finistère (CAPH 29) dont son président Pierre Dubois (en rose). À Quimper le lundi 30 mai 2022. | Ouest-France

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« Nous sommes face à une situation critique », prévient Pierre Dubois, président du collectif des associations de personnes handicapées du Finistère (CAPH 29). Ce groupement réunit dans le département 25 associations représentatives de toutes les familles de handicap, ainsi que 15 associations gestionnaires.

Le secteur médico-social n’échappe pas au manque de personnel que l’on connaît depuis plusieurs mois. Et pour le président du CAPH 29, « il y a une inquiétude grave concernant les conséquences de cette pénurie » dans les établissements et dans la vie quotidienne des personnes en situation de handicap et de leurs proches. Francine Molon-Noblot, membre du bureau du CAPH 29, s’insurge : « Avant, on arrivait à bricoler en mettant des rustines. Mais aujourd’hui on arrive au bout du système ».

« Fonctionnement en mode dégradé »

« On a eu connaissance de courriers d’associations adressés aux familles ou aux résidants, leur disant qu’il n’y aurait plus d’accueil temporaire et leur demandant de reprendre les résidants le plus possible à domicile », raconte-t-il. « Il faut rappeler que les foyers de vie ou les foyers médicalisés sont les lieux de vie de ces personnes », note Thierry Duval, membre du bureau.

Que ce soit pour les personnes à domicile ou hébergées en foyer, « avec ce fonctionnement en mode dégradé, on ne fait plus que du nursing (alimentation, soins, toilette…) et on ne sort plus », craint Pierre Dubois. Sans parler du « dégât collatéral direct sur les familles », qui prennent la casquette d’aidants.

Les membres du CAPH 29 voudraient « alerter les services de l’État, le conseil départemental pour renforcer l’attractivité de ces métiers-là et demander aux associations gestionnaires qu’elles fassent leur maximum pour assurer la continuité du service ».

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Le traumatisme crânien, ce « handicap invisible »

Ouest-France – Châteaulin – 19 mai 2022

 

L’Association de familles de traumatisés crâniens et cérébrolésés du Finistère (AFTC 29) a tenu son assemblée générale à Châteaulin samedi 7 mai 2022.

 

Pierre Dubois, Président de l’association des Familles de Traumatisés crâniens, cérébrolésés du Finistère | Ouest-France

 

 

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Trois questions à… Pierre Dubois, président de l’association des Familles de traumatisés crâniens, cérébrolésés du Finistère

 

Quel rôle joue votre association ?

Une tête, c’est fragile ! La lésion cérébrale est un handicap souvent méconnu, silencieux et singulier qui peut être une conséquence d’un traumatisme crânien, d’un AVC, d’une anoxie ou d’une tumeur cérébrale. L’AFTC s’est donné pour mission d’apporter écoute, conseils et informations auprès des personnes cérébrolésées et de leurs familles, afin de les aider à construire un projet de vie le mieux adapté.

 

Quelles actions concrètes proposez-vous ?

L’AFTC 29 est présente dans les différentes instances départementales du handicap.

Des réunions mensuelles sont organisées à Brest (tous les 1ers jeudis du mois) et Quimper (tous les1ers vendredis du mois). L’association organise également des moments conviviaux pour les familles pendant l’année.

Tous les vendredis, de 14h00 à 17h00, une permanence au local à Brest permet de recevoir sur rendez-vous les familles qui le souhaitent.

Nous organisons également des sorties conviviales, durant lesquelles les familles échangent librement. Des liens se créent et une entraide aussi.

 

Quel était le thème de votre assemblée générale ?

Lors de notre assemblée générale, Jean-Philippe Savalle, de l’association Cassetête 22, nous a parlé du traumatisme crânien dit léger. Après un choc à la tête, on parle de traumatisme crânien léger, qui n’est pas toujours bénin.

Malgré cette absence de gravité, le quotidien des personnes concernées est bouleversé, avec l’apparition de troubles somatiques, cognitifs et affectifs. Le terme « léger » n’est pas approprié au regard du « handicap » que cela peut engendrer dans le quotidien.

 

 

 


Damien Abad entre au gouvernement : trois choses à savoir sur le ministre des Solidarités

Ouest-France – Gouvernement – 20 mai 2022

 

Figure des Républicains, Damien Abad entre au gouvernement ce vendredi 20 mai 2022, au lendemain de sa mise en congé de sa famille politique. Il obtient le ministère des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées.

 

Damien Abad à l’Assemblée nationale, à Paris, le 25 février 2020. | Ludovic Marin / AFP

 

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Damien Abad, 42 ans, a été nommé ce vendredi 20 mai 2022 ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, et intègre donc le gouvernement d’Élisabeth Borne, nommée Première ministre par Emmanuel Macron après la démission de Jean Castex, lundi 16 mai.

 

Voici trois choses à savoir sur cette figure des Républicains qui entre au gouvernement.

 

  1. Il vient de quitter la présidence du groupe LR à l’Assemblée nationale

 

Le nouveau ministre a annoncé jeudi 19 mai quitter ses fonctions de président du groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale. « Je reste un homme de droite mais je me mets en congé de mon parti LR », a-t-il déclaré au Figaro, tout en déplorant « que certains au sein de (sa) famille (politique) fassent d’Emmanuel Macron l’adversaire numéro un ». Des déclarations qui laissaient présager son entrée au gouvernement.

Damien Abad avait pris la tête des Républicains à l’Assemblée en novembre 2019, pour remplacer Christian Jacob qui prenait alors la tête du parti après avoir présidé le groupe pendant près de neuf ans.

Précédemment, Damien Abad a été vice-président des Républicains.

 

  1. Il est député dans l’Ain et candidat à sa succession

 

Député de la cinquième circonscription de l’Ain depuis 2012, Damien Abad est candidat à sa succession, dans le cadre des élections législatives de juin. Si la majorité n’a pas présenté de candidat face à lui, Les Républicains, eux, ont annoncé jeudi 19 mai au soir présenter un candidat dans cette circonscription. Il s’agit de Julien Martinez, conseiller municipal d’Oyonnax.

 

  1. Il est lui-même handicapé

 

En 2012, Damien Abad avait été le premier élu handicapé à siéger à l’Assemblée. Il est atteint d’une maladie rare, l’arthrogrypose, qui bloque ses articulations et réduit sa mobilité, rapporte l’AFP.

« Dépasser les clivages pour changer la vie de millions de Français : c’est le sens de mon engagement et j’y consacrerai toute mon énergie en tant que ministre des Solidarités », a-t-il réagi sur Twitter après l’annonce de sa nomination au gouvernement.

Damien Abad s’est par ailleurs déclaré « très honoré d’être appelé à servir la France auprès d’E.Macron et d’E. Borne », et à la tête du ministère des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées.

 


AVIS D’OBSÈQUES

Brest (29) – Guipavas (29) – Dinéault (29)

Nous avons la tristesse de vous faire part du décès de

Monsieur Jacques DOLOU

à l’aube de ses 84 ans.

De la part de :

son fils, Christian;

ses filles et gendres, Catherine et Jean-Marie, Sylvie et Eric;

ses petits-enfants, Théo, Martin, Manon, Chloé, Mathis;

sa soeur, Jacqueline;

son filleul, Olivier;

sa nièce, Nathalie;

son neveu, Arnaud,

et toute la famille.

Un hommage lui sera rendu mardi 3 mai, à 10 h 30, en la salle de cérémonie du Centre funéraire de l’Ouest, 245 rue général Paulet à Lambézellec, où il repose.

Visites de 14h00 à 18h00.

La famille remercie très chaleureusement le personnel du Manoir de Keraudren pour son accompagnement et son humanité.

Des dons en faveur des associations France Alzheimer 29 ou l’ADAPEI 29 seront préférés aux fleurs.

Cet avis tient lieu de faire-part et de remerciements.

 

 


PENN AR BED N° 165

EPI Bretagne

 


AVIS D’OBSÈQUES

Le Relecq-Kerhuon (29) – Brest (29) – Gouesnach (29) – Toulon (83) – Scaër (29)

 

Nous avons la douleur de vous faire part du décès de

Monsieur Bruno QUELLEC

survenu le 7 mars.

 

De la part de :

son épouse, Danièle;

ses filles, Morgane et Marion;

sa maman, Annie:

sa sœur, Martine,

et toute la famille.

 

La cérémonie civile aura lieu

samedi 12 mars 2022,

à 10h15,

au Centre funéraire du Vern.

 

Bruno repose au salon funéraire de Lavallot, 55 rue Andrée Chedid, à Guipavas.

 

Cet avis tient lieu de faire-part et de remerciements.

 

Mis en ligne le mercredi 9 mars 2022

 


En Finistère, 650 nouvelles places d’accompagnement vont être créées pour les personnes handicapées

Ouest-France – Finistère – 4 mars 2022 – Béatrice CHOT-PLASSOT

 

À Pleyben (Finistère), ce vendredi 4 mars 2022, le conseil départemental et la secrétaire d’État auprès du Premier ministre en charge des personnes handicapées ont présenté leur « pacte » : un investissement de 12 millions d’euros de la part le Département, auxquels s’ajouteront cinq millions émanant de l’État. 650 places d’accompagnement seront créées.

 

Sophie Cluzel, secrétaire d’État, aux côtés de Maël de Calan, président du conseil départemental et Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale et député, à la salle de l’Arvest, à Pleyben. | Ouest France

 

Sophie Cluzel, secrétaire d’État auprès du Premier ministre en charge des Personnes handicapées, s’est rendue à Pleyben (Finistère), ce vendredi 4 mars 2022.

Avec Maël de Calan, président du conseil départemental, ils ont dévoilé leur « pacte » en faveur de la prise en charge du handicap dans le Finistère. Le Département va investir 12 millions d’euros auxquels s’ajouteront cinq millions de la part de l’État. 650 places seront créées dans les établissements qui encadrent des personnes handicapées.

Ce plan concentre par ailleurs plusieurs axes : école, emploi, logement, transformation de l’offre médico-sociale, amélioration et simplification des démarches administratives au sein des Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH).

 

80 % des besoins couverts

 

D’après les chiffres du conseil départemental, le Finistère est actuellement en capacité de proposer 6 400 places d’hébergement et d’accompagnement des personnes handicapées. Ce qui couvre 80 % des besoins.

 

Aujourd’hui, la durée de traitement d’un dossier par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) est de six mois. L’objectif est d’atteindre quatre mois d’ici fin 2022, puis trois mois d’ici fin 2023.

 

 

 


Crise des métiers sociaux : « Les associations de solidarité lancent un cri d’alarme »

Le Monde – 9 février 2022

 

Tribune

 

Collectif : Les dirigeants d’une trentaine d’associations de solidarité, parmi lesquels Daniel Naud, président de l’Armée du salut, Marie-Hélène Franjou, présidente de l’Amicale du nid et Bernard Devert, président d’Habitat et humanisme, alertent dans une tribune au « Monde » sur le manque d’attractivité des métiers du social et du médico-social. Il est urgent d’augmenter les salaires.

 

La situation des établissements, des services, des accueils, des soins, aux personnes âgées, aux personnes en situation de handicap, en situation de précarité ou sans abri, en difficulté avec des addictions, de protection des enfants, est en danger imminent ! Avec un risque quant à la qualité d’accompagnement des personnes confiées ou suivies.

En cause ? La perte d’attractivité des métiers du social et du médico-social. Les remontées des associations démontrent un manque de 10 % à 15 % de salariés (30 % à 40 % dans certaines structures, hors solutions d’urgence palliatives), d’après les données compilées par les associations adhérentes de l’Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux. Près de 64 000 postes sont aujourd’hui vacants, selon la délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement (Dihal).

 Qui peut accepter que ses enfants, ses parents, ses aînés, ses amis soient ainsi traités ? Qui n’a pas mesuré l’importance et la valeur de ce travail en s’étant occupé lui-même d’un enfant vulnérable, d’une personne en perte d’autonomie, en situation de handicap, d’exclusion ou souffrant de maladie ? Les pouvoirs publics soulignent parfois l’importance de ces travailleurs sociaux, mais sans jamais la lier à une valorisation salariale.

 

Conserver le personnel en fonction

 

Comment attirer des jeunes vers ces professions dont le caractère social et solidaire les intéresse mais qui renoncent, au vu des salaires proposés, des contraintes en termes de rythme de travail ou de l’impossibilité de se loger ? Travailleurs sociaux, éducateurs, assistants sociaux, infirmiers, aides à domicile, animateurs socio-éducatifs, puériculteurs, aides médico-pédagogiques, conseillers en éducation sociale et familiale, éducateurs de jeunes enfants, travailleurs pairs… autant de nobles métiers au service des autres, en particulier des plus vulnérables.

 Aujourd’hui, la première urgence est de conserver le personnel en fonction. La crise sanitaire a représenté un accélérateur de départs, amplifié par le manque de reconnaissance, malgré l’engagement remarquable de toutes ces personnes durant la pandémie, sans protection, sans soutien, et privilégiant le maintien du lien social aux risques sanitaires encourus.

Pas de valorisation salariale, pour certains, même pas de prime Covid… Les aspects salariaux ont toujours été soit occultés, soit différés ou réservés aux soignants, pour qui c’était évidemment incontestable et indispensable. Il est inconcevable de ne pas élargir ces revalorisations aux professions sociales, primordiales pour le respect et la dignité dus à tous les êtres humains.

 

Injustice et inégalité

 

Toutes les grandes associations, fondations, fédérations, unions veulent de façon unanime lancer ce cri d’alarme, afin de protéger, promouvoir, préserver et développer les capacités des personnes et leur accès aux droits fondamentaux. Il est intolérable de les renvoyer chez elles (quand cela est possible), de ne pas pouvoir les accueillir ou les soigner, faute de personnel qualifié…

Des réponses doivent être apportées sur l’attractivité de ces métiers sociaux et le premier geste, avant une concertation annoncée pour février, c’est la revalorisation immédiate au niveau des 183 euros attribués aux soignants et dont la non-extension représente une injustice et une inégalité inacceptables.

Cette situation ne peut attendre des propositions hypothétiques sur ces questions qui ne relèvent pas d’un quelconque assistanat mais bel et bien de l’assistance que l’on doit collectivement aux plus fragiles. Il y va de l’avenir du modèle de notre société, du respect de nos valeurs républicaines, auxquelles nous sommes tous tant attachés.

 

Les signataires de cette tribune sont :

Patrick Doutreligne, président de l’Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux ;

Bernard Basset, président d’Association Addictions France ;

Claudette Brialix, présidente de la Fédération nationale des associations et amis de personnes âgées et de leurs familles ;

Pascal Brice, président de la Fédération des acteurs de la solidarité ;

Michel Cadot, président de la Fondation COS Alexandre-Glasberg ;

Jean-Michel Delile, président de la Fédération Addiction ;

Jean-François Desclaux, président de Cités Caritas ;

Bernard Devert, président d’Habitat et humanisme ;

Roland Dysli, président de l’Association des instituts thérapeutiques, éducatifs et pédagogiques (ITEP) et de leurs réseaux ;

Gaël Escaffre, directeur général de l’Essor ;

Marie-Hélène Franjou, présidente de l’Amicale du nid ;

Jean Fontanieu, secrétaire général de la Fédération de l’entraide protestante ;

Claude Garcera, président de l’Union nationale pour l’habitat des jeunes ;

Luc Gateau, président de l’Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis ;

Philippe Guérard, président d’Advocacy France ;

Nicolas Guillon, président de la Fédération nationale des associations de l’aide familiale populaire/Confédération syndicale des familles ;

Geneviève Laurent, présidente de l’Association nationale des équipes contribuant à l’action médicosociale précoce ;

Thierry Le Roy, président de France terre d’asile ;

Jean-Louis Loirat, président de l’association Oppelia ;

Patrick Malphettes, président de La Fédération du domicile Adédom ;

Christine Meignien, présidente de la Fédération française sésame autisme ;

Aude Messéan, président de Cohabilis ;

Daniel Naud, président de la Fondation Armée du salut ;

Léonard Nzitunga, président de la Fédération santé habitat ;

Michel Pelenc, directeur général de Solidaires pour l’habitat ;

Pascale Ribes, présidente d’APF France handicap ;

Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre ;

Camille Spire, présidente d’Aides ; Marielle Thuau, présidente de Citoyens & Justice ;

Tarik Touahria, président de la Fédération des centres sociaux et socioculturels de France ;

Nicolas Truelle, directeur général d’Apprentis d’Auteuil ;

François Vacherat, directeur général de la fondation Action enfance ;

Alain Villez, président des Petits Frères des pauvres ;

Didier Wallace, directeur général de la Fondation La Vie au grand air ;

Eric Yapoudjian, directeur général de la Fondation de l’Armée du salut, vice-président de l’Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux.

 

 


Les travaux pour l’attractivité des métiers de l’accompagnement social et médico-social s’organisent

Gouvernement – 29 décembre 2021

 

Communiqué

 

Le Premier ministre a chargé Jean-Philippe Vinquant et Benjamin Ferras, membres de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), de préparer l’organisation de la Conférence des métiers et de l’accompagnement social et médico-social, annoncée en novembre dernier, ainsi que de structurer le dialogue avec les partenaires sociaux, aux côtés des départements, sur les conditions du soutien public à la modernisation des conventions collectives du secteur.

 

Le Premier ministre a rappelé la mobilisation du Gouvernement en faveur des métiers du champ social et médico-social, qui sont confrontés à une crise d’attractivité importante. Comme dans les établissements de santé, les difficultés de recrutement, déjà observées avant la crise, se sont aggravées ces derniers mois. Une conjonction de facteurs peut expliquer ces difficultés, notamment l’absence de modernisation des grilles salariales établies depuis plusieurs décennies, le manque de perspectives de carrière et d’évolution professionnelle en l’absence notamment de passerelles entre les métiers, ou encore des conditions de travail souvent difficiles.

Dans ce contexte, et parce que ces métiers sont indispensables à l’accompagnement de nombre de nos concitoyens, le Premier ministre a annoncé en novembre dernier l’organisation d’une conférence des métiers de l’accompagnement social et médico-social. Cette conférence a vocation à fixer un cap et une méthode partagés entre L’État, les départements et les partenaires sociaux, ainsi qu’à concilier de premières avancées rapides et l’engagement d’un travail de fond et dans la durée en faveur de l’attractivité de ces métiers, pour être au rendez-vous du niveau d’ambition qu’attendent les professionnels, nos concitoyens et leurs proches.

Cette démarche s’inscrit dans le prolongement des accords signés au titre de la mission dite « Laforcade » et des mesures déjà prises par l’État pour les personnels soignants exerçant dans les hôpitaux, les EHPAD, les services à domicile et les structures du handicap, et ce quel que soit le financeur de ces établissements et services.

Pour piloter la conduite de ces travaux, le Premier ministre a chargé Jean-Philippe Vinquant et Benjamin Ferras, membres de l’Inspection générale des affaires sociales, de faire des propositions sur l’organisation et les livrables de cette prochaine conférence. Ces propositions devront se faire en articulation avec les travaux menés par les partenaires sociaux dans les secteurs sanitaire, médico-social et social en faveur du rapprochement et de la modernisation des conventions collectives.

Cette préparation tiendra également compte des travaux confiés à Denis Piveteau sur les métiers de l’accompagnement des personnes handicapées, et de ceux en cours au sein du Haut conseil du travail social.

Parce que s’agissant de l’attractivité de ces métiers de l’accompagnement, les responsabilités incombent à la fois à l’État, aux départements et aux partenaires sociaux, et parce que les départements sont des acteurs de premier plan du champ social et médico-social, la préparation de la conférence sera naturellement organisée en lien étroit avec l’Assemblée des Départements de France.

 

Le Premier ministre réaffirme son attachement à ce que les prochaines échéances permettent d’apporter des améliorations concrètes pour les professionnels des métiers du champ social et médico-social, tout en assurant une révision en profondeur des conditions d’exercice de leurs métiers et du déroulement de leurs carrières. Il compte pour ce faire sur la mobilisation de l’ensemble des acteurs concernés.

 

La conférence se tiendra au premier trimestre 2022 selon une date à stabiliser avec les acteurs en fonction de l’évolution de la situation sanitaire.

 

 

Communiqué PM – Les travaux pour l’attractivité des métiers de l’accompagnement social et médico-social s’organisent – PDF – 315.93 Ko

https://www.gouvernement.fr/sites/default/files/document/document/2021/12/communique_de_presse_de_m._jean_castex_premier_ministre_-_les_travaux_pour_lattractivite_des_metiers_de_laccompagnement_social_et_medico-social_sorganisent_-_29.12.2021.pdf

 

 


Spectacle « Kejadenn » à Quimper : un accès pour les personnes à mobilité réduite

Le Télégramme – Quimper – 9 décembre 2021

(Le Télégramme/Sophie Benoit)

 

Pour « permettre à tous d’assister aux festivités de fin d’année », la Ville de Quimper a mis en place « un accès privilégié aux personnes à mobilité réduite pour le son et lumière « Kejadenn » ».

Tous les vendredis, samedis et dimanches en période scolaire, puis tous les jours pendant les vacances (sauf les 24, 25 et 31 décembre), les Quimpérois peuvent venir découvrir ce spectacle polychromique, à 19h30, 20h15 et 21h00.

Cependant, pour la séance de 20h15, la Ville propose donc un accès réservé aux PMR. « Les personnes en situation de mobilité réduite peuvent se présenter en voiture à l’entrée de la zone piétonne, située rue du Roi Gradlon, auprès des personnes en charge de la sécurité de l’événement, pour garer leur véhicule et rejoindre le parvis de la cathédrale », explique la mairie dans un communiqué.


Soirée d’information consacrée au handicap

Ouest-France – Fouesnant – 11 novembre 2021

 

L’Archipel organise, mardi 16 novembre, une présentation des grandes familles du handicap et des associations représentatives. Deux membres locaux d’organismes dédiés au handicap et à l’accompagnement seront présents pour animer cette soirée.

Nicolas Zlotnik est adhérent d’APF France handicap Finistère et membre du groupe SEP (sclérose en plaques). Il est aussi représentant APF au Collectif d’associations des personnes handicapées du Finistère (CAPH 29). « L’association APF France handicap réunit plus de 550 structures engagées au quotidien avec et pour les personnes en situation de handicap et leurs proches, expliquent les organisateurs. Le CAPH 29 est un outil de coordination qui offre aux associations adhérentes les moyens de leur représentation. Il permet leur participation aux travaux des pouvoirs publics, ainsi qu’une veille de la bonne application des textes relatifs aux personnes handicapées. Le CAPH 29 soutient aussi les propositions d’améliorations des politiques publiques de la qualité des services destinées aux personnes handicapées ».

Jean-Claude Carn est bénévole et délégué adjoint à l’Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques (UNAFAM). L’UNAFAM représente plus de 15 000 adhérents et 112 délégations, au sein desquelles 2 000 bénévoles se relaient auprès des familles afin de les aider à sortir de l’isolement et à faire face à la maladie.

Cette soirée s’inscrit dans le cadre de la programmation « Être » de l’Archipel, consacrée au handicap sous toutes ses formes, qui est le fil rouge de la salle fouesnantaise pour la saison 2021-2022.

 

Mardi 16 novembre, à 20h30.

Gratuit, sur inscription au 02 98 51 14 14, à contact.mediatheque@ville-fouesnant.fr ou sur archipel-fouesnant.fr. Le passe sanitaire est obligatoire pour les plus de 12 ans.

 

 


Le handicap présenté à l’Archipel de Fouesnant mardi 16 novembre 2021

Le Télégramme – Fouesnant – 9 novembre 2021

Nicolas Zlotnik, adhérent de France handicap Finistère, et Jean-Claude Carn, délégué adjoint de l’Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques (Unafam 29), échangeront avec le public sur le handicap.

 

Dans le cadre de sa programmation « Être », consacrée au handicap, la médiathèque de Fouesnant recevra, mardi 16 novembre, à 20h30, deux membres locaux d’organismes dédiés au handicap : Nicolas Zlotnik, adhérent de France handicap Finistère, et Jean-Claude Carn, délégué adjoint de l’Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques (Unafam 29). Lors de cette rencontre, les deux bénévoles présenteront les différentes grandes familles du handicap et les associations représentatives, et échangeront avec le public présent.

 

APF France, CAPH 29, Unafam…

 

L’association APF France handicap réunit plus de 550 structures (délégations, établissements et services médico-sociaux, entreprises adaptées) engagées au quotidien avec et pour les personnes en situation de handicap et leurs proches.

Le CAPH 29 est un outil de coordination qui offre aux associations adhérentes les moyens de leur représentation, leur participation aux travaux des pouvoirs publics, une veille de la bonne application des textes relatifs aux personnes handicapées et des propositions d’améliorations des politiques publiques de la qualité des services destinées aux personnes handicapées.

L’Unafam, c’est plus de 15 000 adhérents et 112 délégations au sein desquelles 2 000 bénévoles, majoritairement des proches concernés par la maladie et formés, qui se relaient auprès des familles afin de les aider à sortir de l’isolement et à faire face à la maladie.

 

Pratique : Gratuit, sur inscription. Tél. 02 98 51 14 14. Mél. contact.mediatheque@ville-fouesnant.fr ; site : www.archipel-fouesnant.fr

 


 

Dans le Finistère, les places d’hébergement manquent pour les personnes handicapées

Le Télégramme – Finistère – 2 juin 2021 – Arthur Duquesne

Peu de places d’hébergement, des dossiers qui traînent et un besoin de formation grandissant pour les intervenants. Ce sont les trois grands points que le collectif des associations de personnes handicapées du Finistère souhaite améliorer.

Michel Deblois, Myriam Cussonneau et Pierre Dubois, tous membres du collectif des associations de personnes handicapées, espèrent améliorer la condition des usagers dans le Finistère. (Le Télégramme/Arthur Duquesne)

 

« Aujourd’hui, la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) suit les dossiers d’environ 80 000 personnes handicapées. Avec leurs proches, ce chiffre passe à 150 000 Finistériens concernés par la situation », expose Pierre Dubois, président du collectif des associations de personnes handicapées du Finistère (CAPH 29). À l’aube des élections départementales, les membres du CAPH 29 souhaitent alerter l’opinion publique et les élus sur les besoins des personnes atteintes de handicap.

Manque d’hébergements

 

Actuellement, trois points posent problème selon le collectif : le manque de places d’hébergement, la durée de traitement des dossiers par la MDPH et le besoin de formation sur les différents handicaps des intervenants. « Que ce soit les foyers de vie, les foyers d’accueil médicalisés ou les maisons d’accueil spécialisées, les structures d’hébergement n’ont pas assez de places », déplore Pierre Dubois. « Les listes d’attente s’allongent et beaucoup de familles sont dans des conditions dramatiques », poursuit-il. Cet engorgement entraîne le blocage d’autres structures, comme les établissements d’aide par le travail.

 

Délais trop longs

 

À cela, s’ajoute la lenteur de la mise en place des dossiers. « Il faut en moyenne attendre neuf mois. Et c’est sans compter les délais supplémentaires pour la mise en place du paiement. Certaines familles avancent les frais, d’autres font comme elles peuvent », complète Myriam Cussonneau, de l’association IPIDV (Initiatives pour l’inclusion des déficients visuels).

 

Le CAPH 29 rencontrera les candidats des prochaines élections, afin de les interroger sur les politiques qu’ils envisagent de mettre en œuvre.


Handicap. Les capacités d’hébergement posent question dans le Finistère

Ouest-France – Finistère – 2 juin 2021 – Pierre LE GALL.

À l’approche des élections départementales (20 et 27 juin 2021), le Collectif des associations de personnes handicapées du Finistère (CAPH 29) s’inquiète des listes d’attente de plus en plus longues pour intégrer les structures d’hébergement dans le département.

Le Collectif des associations de personnes handicapées du Finistère s’inquiète notamment des listes d’attente de plus en plus longues pour intégrer les structures d’hébergement dans le département. | Archives Ouest-France

 

C’est un cri d’alerte que lance le Collectif des associations de personnes handicapées du Finistère (CAPH 29), lors d’une conférence de presse tenue mardi 2 juin 2021 à Quimper par Pierre Dubois (président), Myriam Cussonneau et Michel Leblois. « Une alerte pour l’opinion », selon son président Pierre Dubois, mais aussi pour les candidats aux élections départementales (à moins de trois semaines du premier tour le 20 juin 2021), que le CAPH 29 se prépare à solliciter pour connaître leurs programmes en faveur des personnes handicapées.

 

Des listes d’attente de plus en plus longues

 

Le collectif, qui rassemble 40 associations, s’inquiète notamment du manque de places en hébergements, avec des listes d’attente qui grossissent chaque année. Selon les estimations datant de la fin de l’année 2020, environ 500 personnes attendent ainsi de pouvoir être accueillies dans les foyers de vie du Finistère, pour 876 places recensées fin 2018 dans le département. Même constat pour les foyers d’accueil médicalisés (451 places fin 2018, 180 personnes estimées sur listes d’attente) et les maisons d’accueil spécialisées pour les handicaps très lourds (206 places, environ personnes en attente).

Une situation qui crée un « effet domino » selon Michel Leblois, ancien président des Papillons Blancs du Finistère : « Les jeunes en institut médico-éducatif (IME) ou institut d’éducation motrice (IEM) sont censés quitter ces structures à l’âge de 20 ans pour les établissements et services d’aide par le travail (Esat). Mais comme il n’y a pas de place pour eux dans le monde adulte, ces jeunes y restent jusqu’à 24, 25, 26, voire 27 ans. Du coup, les IME ne peuvent plus faire rentrer les plus jeunes. Les services du travail et de l’enfance sont bloqués ».

Le CAPH 29 met également en lumière les délais de traitement et de paiement des dossiers pour les obtentions de droits, fixés à quatre mois par les textes officiels mais calculés à 7,1 mois par la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) du Finistère, ainsi que le manque de formation des décideurs et de certains intervenants.

Autant de points chauds qui sont mis à l’attention du Conseil départemental, actuel et futur.

 


Représentation des usagers à la MDPH du Finistère

Le Collectif des Associations de Personnes Handicapées du Finistère (CAPH 29), très largement représentatif par ses 25 associations adhérentes couvrant toutes les familles de handicap, est présent dans toutes les commissions officielles finistériennes relatives aux politiques du handicap.

Le CAPH 29 exerce cette démocratie participative dans le souci de défendre les droits et les attentes des personnes dont il est le porte-voix depuis plus de 40 ans.
Aujourd’hui, pour des raisons diverses (déni de démocratie, abus de pouvoir, covid-19,…) le CAPH29 estime que ses représentants à la MDPH n’ont plus la réelle possibilité de représenter la diversité des usagers handicapés, dans des instances telles que la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH), commission qui décide des droits attribués aux personnes en situation de handicap. La CDAPH est réduite aujourd’hui à sa plus simple expression : 3 personnes au lieu de 23, dont 1 seul représentant des usagers au lieu de 7 !

Par ailleurs, la Commission Exécutive de la MDPH (COMEX) a pris certaines décisions sur le fonctionnement de la CDAPH qui ne sont pas de son ressort.
Les élections de janvier dernier à la présidence de la CDAPH ont été invalidées par le Préfet du Finistère, malgré l’avis favorable de la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA), pour qu’un représentant des usagers assure ce rôle pour 2 ans, ainsi que cela se passe dans de nombreux départements.

Nous avons écrit à la directrice de la MDPH, à la présidente du Conseil Départemental, au préfet du Finistère, au directeur de la Direction Départementale de la Cohésion sociale. Nous avons même refusé de siéger à la « pseudo » CDAPH du 14 mai… mais cela n’a eu aucun effet.
Nous avons donc interpellé directement cette semaine la Secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, Madame Sophie Cluzel, ainsi que les sénateurs et députés finistériens.

Dans les conditions actuelles, les décisions sur les dossiers que présentent les personnes handicapées à la MDPH ne peuvent plus faire l’objet d’échanges constructifs et être défendus par leurs représentants. Nous tenions à ce que chacune des personnes concernées le sache.

 


Le port de masques obligatoire dans tous les lieux clos : la dérogation pour les personnes en situation de handicap demeure valable

Handicap.gouv.fr – 20 juillet 2020

 

Afin de limiter les risques d’une reprise de l’épidémie, le port du masque grand public est rendu obligatoire dans tous les lieux clos, en complément des gestes barrières, à compter du 20 juillet (voir décret n° 2020-884 du 17 juillet 2020 modifiant le décret n° 2020-860 du 10 juillet 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de COVID-19 dans les territoires sortis de l’état d’urgence sanitaire et dans ceux où il a été prorogé).

La dérogation au port du masque reste cependant possible pour les personnes dont le handicap le rend difficilement supportable, mais toujours sous deux conditions :

il sera nécessaire pour les personnes de se munir d’un certificat médical justifiant de son handicap et de cette impossibilité de porter le masque ;

la personne handicapée sera également tenue de prendre toutes les précautions sanitaires possibles (port, si possible, d’une visière, respect des autres gestes barrières, à savoir rester à plus d’un mètre de l’autre, ne pas toucher son visage et les yeux, se laver très souvent les mains, saluer sans toucher les personnes, tousser ou éternuer dans son coude, utiliser un mouchoir en papier et le jeter).

 

Pour savoir comment bien porter son masque, consultez la rubrique du site du Gouvernement « Information – Masques grand public » ou téléchargez la fiche en FALC (Mettre un masque version Aphasiques) « Le masque ».

 

Consulter le questions-réponses publié par le ministère des Solidarités et de la Santé sur le port du masque « grand public » obligatoire en lieux clos.

 


Frais de séjour

Bonjour,

Veuillez trouver, ci-dessous, un lien concernant une décision du défenseur des droits pour les jours d’absence d’un foyer mettant en cause un règlement département d’aide sociale :

https://juridique.defenseurdesdroits.fr/index.php?lvl=notice_display&id=32376&opac_view=-1

Cordialement,

Le secrétariat
CAPH29
02.98.90.01.46

 


COMPTE -RENDU DE LA RENCONTRE DU 22 JUIN 2020 EN VISIOCONFERENCE REUNISSANT LES REPRESENTANTS DU CADH29 SIEGEANT EN CDAPH ET EN COMEX ET MMES SARRABEZOLLES ET CANN DU CD29

  

Etaient présents :

Nathalie Sarrabezolles, Florence Cann, Béatrice Lebel, Anne Caraès, Florence Coroyer, Monique Amice-Manach, Marie Riso, Pierre Dubois, Erwann Jegou, Jacques Philippe, Isabelle Besnard, Anthony Bellec, Jean Seznec, Philippe Le Tallec (au début de la rencontre).

 

Mme Sarrabezolles introduit la rencontre en remerciant les personnes ayant répondu à son invitation. L’objectif est de faire le point sur la situation, les point de blocage. Il s’agit d’une première réunion.

Plusieurs points de convergence existent :

      • Le même objectif à savoir trouver les solutions les plus adaptées aux demandes des PSH (personne en situation de handicap)
      • L’attachement très vif à la représentation des usagers

Cependant il y a des points de divergence :

      • La mise en œuvre des moyens pour atteindre ces objectifs
      • La gestion de la crise sanitaire

Sur la présidence de la CDAPH, Mme Sarrabezolles rappelle qu’il était prévu de refaire une élection, mais la COVID-19 l’a remise en cause. Cela suppose qu’on s’entende sur certains points dont quelle solution en cas d’égalité des voix.

Sur le fonctionnement de la CDAPH, il y a différentes lectures de l’ordonnance d’où la mésentente. Dans le cadre des discussions sur le RI, quelles procédures sur la prolongation des droits en cas de crise comme celle que nous vivons ?

 

Pierre Dubois prend la parole en réaffirmant le rôle des représentants des usagers dans les décisions prises en CDAPH. Le CAPH29 participe à la qualité des décisions comme on a pu le constater.

Le CAPH29 est d’accord sur les points à débattre. Il faudrait rajouter le RI. Actuellement on est toujours sur l’ancien RI.

Pierre Dubois considère que l’on évacue un peu vite les CDAPH. D’ailleurs pourquoi pas les formations sur liste en présentiel ? Tout à fait possible.

Quant au RI, il n’a toujours pas été validé ni même finalisé. A l’inverse de la MDPH qui a estimé qu’il n’y avait plus lieu de provoquer une réunion supplémentaire après la dernière rencontre sur le RI. Le CAPH29 a adressé des courriers en ce sens à Mme Bourdais sans obtenir la moindre réponse.

Les usagers se sentent légitimement méprisés. Ils ne sont pas pris en compte.

Quant à la présidence de la CDAPH, pourquoi organiser une nouvelle élection ?

Mme Sarrabezolles explique qu’elle a été invalidée par la préfecture.

Réaction de Pierre Dubois : pourquoi ne pas avoir accepter l’interprétation de la CNSA ?

Mme Sarrabezolles expose qu’initialement, le CD29 était prêt à accepter cette interprétation au profit de Mr Dubois car il fallait avancer mais la préfecture s’y est opposée et le CD29 a suivi cet avis. Du coup, Mme Sarrabezolles a signé l’arrêté.

Mme Cann confirme les propos de Mme Sarrabezolles. Le CD29 voulait un vote démocratique et était favorable à l’interprétation de la CNSA jusqu’au positionnement contraire de la préfecture.

Mme Cann ne comprend pas la méfiance du CAPH29, la dégradation des relations. Elle ressent cela depuis la publication du rapport de la chambre régionale des comptes (CRC). Elle rappelle que si on a mis en place les CDAPH scolarisation, c’est pour permettre de traiter les demandes dans les temps, avant l’été et que les familles soient informées avant la rentrée.

Mme Cann va proposer un groupe de travail sur la scolarisation afin de balayer les besoins, de les identifier (accompagnement humain, matériel, etc.)

 

Béatrice Lebel revient sur l’élection à la présidence de la CDAPH. Sur quel fondement juridique l’élection est-elle invalidée ? Tout est légal.

Mme Sarrabezolles explique qu’il n’y avait pas d’entente sur la solution en cas d’égalité.

Echanges sur ce point.

Monique Amice-Manach expose que la situation de tension vient du rôle du vice-président, de la place qui lui est donnée et du partage d’informations.

Mme Cann évoque les CDAPH fonctionnelles et tous les PV des CDAPH, sources d’informations.

Pierre Dubois rappelle la manière dont s’est déroulé le contrôle par la CRC, le rapport établi qui est provisoire en attendant les remarques. Il regrette les critiques négatives du rapporteur concernant le CAPH29, présenté sous un mauvais jour. Le CAPH29 serait à l’origine d’une mauvaise ambiance en CDAPH. Ce que réfute Pierre Dubois. Si conflit il y a eu, c’est lors de la rencontre sur le RI en fin août 2019. Certes, les échanges ont été virulents et il le regrette mais le CAPH29 a été mis devant le fait accompli.

Mme Sarrabezolles explique que les remarques suite à un rapport de la CRC ne sont jamais prises en compte et c’est la raison pour laquelle aucune remarque n’a été faite tandis que Mme Cann précise que le rapporteur a échangé avec elle durant un ¼ d’heure.

Pierre Dubois estime que l’on aurait pu faire des remarques afin de démentir certains propos.

Mme Sarrabezolles réplique que l’important est « ce que l’on fait de ce rapport ». Le CD29 a décidé de se saisir de certains éléments intéressants pour les usagers.

Anthony Bellec signale que les remarques formulées à la suite d’un rapport de la CRC, sont obligatoirement annexées au rapport.

 

Retour sur le fonctionnement actuel de la CDAPH. Béatrice Lebel souligne que la COMEX n’était pas compétente pour décider du mode de fonctionnement de la CDAPH. C’est à la CDAPH convoquée en plénière de décider. La décision de la COMEX est donc illégale.

D’autant que les conditions dans lesquelles s’est déroulée la COMEX sont inacceptables : audioconférence, pas de présentation des intervenants, vote sur le changement de fonctionnement de la CDAPH alors que ce point n’avait pas été inscrit à l’ordre du jour.

Mme Sarrabezolles revient sur le fonctionnement de la CDAPH depuis le début du confinement. A ce jour, les agents de la MDPH ne sont pas favorables à des CDAPH en présentiel car nombre d’entre eux sont en situation de fragilité.

Pierre Dubois s’étonne de la réaction des agents de la MDPH. Il lui semble que l’on instrumentalise la COVID-19. Réaction vive de Mme Sarrabezolles qui réfute cette remarque.

Quant à la légitimité de la décision prise en COMEX, il est prévu que la COMEX soit consultée sur le fonctionnement de la MDPH et de la CDAPH. Il n’y a rien d’illégitime. De plus, cette décision de la COMEX a été soumise aux membres de la CDAPH pour avis. Monique Amice-Manach souligne le fait qu’aucun PV de ces réunions n’a été adressé aux membres de ces commissions. Mme Sarrabezolles va faire le nécessaire.

Jacques Philippe revient sur l’organisation actuelle de CDAPH en présentiel. En quoi cela pose-t-il problème ? Elles sont organisées au rez de chaussée. Et si les salles de la MDPH ne sont pas assez grandes, pourquoi pas à Ty Nay ? Une telle solution permettrait de sortir de cette situation de conflit larvé. La CDAPH à 2 personnes interpelle tout de même ! Florence Cann conteste qu’une CDAPH se soit tenue avec 2 personnes. On lui cite le dernier PV reçue. Elle réagit en notant que c’est parce que le CAPH29 a refusé de siéger.

Pierre Dubois revient sur la note du 2 avril qui précise que seule la CDAPH réunie en plénière peut décider de ses modalités de fonctionnement.

Mme Sarrabezolles souhaite une reprise progressive des CDAPH en présentiel. Elle doit tenir compte des craintes des salariés de la MDPH. Il va falloir réfléchir à l’organisation en présence physique en tenant compte de la situation sanitaire. Important de prendre les avis des uns et des autres.

Anne Caraès souligne qu’une CDAPH plus importante que celle actuelle est possible par visioconférence. Mme Sarrabezolles explique qu’une CDAPH en visio serait fatigante.

Florence Coroyer note qu’elle a suivi tous les mails depuis le début du confinement puis du déconfinement. Elle n’a noté aucune évolution par rapport aux CDAPH. Comme si on était toujours en confinement. Or, la CDAPH restreinte valide des milliers de dossiers, sans une étude affinée des dossiers soumis en CDAPH. Pour elle, une CDAPH en présentiel est essentielle. Et 3 personnes dans une CDAPH, c’est vraiment minimaliste. C’est la raison pour laquelle le CAPH29 avait sollicité plus de personnes en CDAPH.

Pierre Dubois insiste : pourquoi pas de CDAPH en présentiel ? Mme Sarrabezolles répond qu’elle est tenue à une position de prudence.

Béatrice Lebel regrette cette validation de milliers de dossiers quand on sait le mode d’évaluation des besoins des usagers : même avant le confinement, la MDPH s’était déjà affranchie des obligations prévues par le législateur. Il y a longtemps que les évaluations à domicile ne sont plus faites. Aujourd’hui, on a franchi un pas supplémentaire puisqu’on renouvelle des droits à la PCH aide humaine, sans même un contact téléphonique. Des PCH sont diminuées sans une seule évaluation, le PPC n’est pas transmis à l’usager qui n’est pas informé de la date de passage de son dossier en CDAPH. L’usager ne peut donc pas donner son assentiment au nouveau PPC. Pire, comme la MDPH a du retard, l’usager se retrouve avec des indus.

Mme Sarrabezolles s’engage à contacter Mme Bourdais car de fait, cette manière de faire n’est pas acceptable. Il n’est pas normal qu’on diminue une PCH sans évaluer la personne.

Béatrice Lebel signale également un problème d’accueil. Le gouvernement a bien demandé qu’en cas de suppression d’accueil physique, l’accueil téléphonique devait être renforcé. A la MDPH du Finistère, il est à ce jour pratiquement impossible de joindre un agent.

Mme Sarrabezolles va aussi revoir ce point avec Mme Bourdais.

Béatrice Lebel rappelle qu’une demande de RDV avait été adressée à Mme Bourdais avant la crise sanitaire mais sans succès. Mme Bourdais n’a jamais répondu à la demande. Une forme de mépris. De toute façon les usagers vont engager des recours.

Anne Caraès évoque la crainte des familles ayant déposé une demande d’AESH : la tendance est à la mutualisation. Mme Cann reformule l’offre d’organiser un groupe de travail sur la scolarisation des enfants. Ce sera aussi l’occasion d’échanger avec la direction académique. Elle souligne que la secrétaire aux personnes handicapées a redit son souhait d’une amélioration de l’accompagnement des enfants scolarisés.

Anne Caraès revient sur les refus d’orientation vers un SESSAD dys de la part de la MDPH au motif qu’un tel SESSAD n’existe pas. Ainsi, les enfants dys sont privés de notification d’orientation vers un SESSAD. Mme Sarrabezolles est étonnée car elle pensait ce problème résolu en ce sens qu’on ne peut refuser une notification en l’absence d’un SESSAD correspondant au handicap du demandeur. Sinon comment identifier les besoins.

Pierre Dubois signale que tous les handicaps sont concernés par les disfonctionnements de la MDPH.

 

Puis un échange s’engage à nouveau sur la CDAPH en présentiel et le planning, le calendrier d’un retour à la normale.

Mme Sarrabezolles rappelle la nécessité d’un retour progressif. Isabelle Besnard l’interroge sur ce que veut dire un retour progressif à une situation normale. Comment comprendre le progressivement ?

Mme Sarrabezolles explique que les CDAPH restreintes doivent continuer le temps de l’état d’urgence, soit jusqu’au 31 juillet. Et à partir d’août, on pourra reprendre les CDAPH en présentiel sauf prolongation de l’état d’urgence.

Isabelle Besnard signale les remontées des familles qui ont accueilli leurs enfants qui étaient en IME lesquels ont fermé à l’occasion du confinement. L’évaluation de la PCH aide humaine n’a pas été convenablement faite dans de nombreux cas. Normalement il ne devrait plus y avoir de minoration dès lors que l’enfant reste chez ses parents à temps complet. Il y a aussi le problème des amendements Creton. Mme Cann s’engage à interroger la MDPH.

Jacques Philippe intervient pour préciser que la fin de l’état d’urgence est fixée au 10 juillet. Il propose que la CDAPH puisse au moins dans un premier temps, se retrouver à 9 personnes comme l’avait suggéré le CAPH29. Mme Sarrabezolles va soumettre un nouveau planning dès cette semaine.

Béatrice Lebel rappelle la nécessité de rétablir la formation sur liste. Nécessaire dans une période où les évaluations laissent à désirer.

Mme Sarrabezolles va donc revenir vers le CAPH29 pour proposer

      • une rencontre afin de finaliser le RI et de l’actualiser au regard des derniers événements
      • un nouveau planning des CDAPH

Elle verra afin que les PV de la COMEX et de la CDAPH consultée après la COMEX soient adressés.

Quant à la présidence de la CDAPH, il reste à continuer les échanges pour avancer.

Il faut aussi reprendre les discussions sur l’évaluation des PSH, l’accueil de la MDPH.

Pierre Dubois rappelle la demande du CAPH29 d’un RDV dont le thème portera sur le fonctionnement de la MDPH.

Echange un peu vif entre Pierre Dubois et Mme Sarrabezolles sur la présidence et le fait que la situation est bloquée par immobilisme des pouvoirs publics voire « instrumentalisation » de la situation de crise sanitaire. Suite à une remarque de Pierre Dubois, Mme Sarrabezolles réagit « on dépasse ça sinon on n’avance pas. Je viens vers vous pour avancer. Si vous estimez que je suis insincère, … »

La réunion se termine à 17h05.

 


Le Département annonce une réunion avec le collectif des personnes handicapées du Finistère

Le Télégramme – Bretagne – Finistère – 5 juin 2020

 

Une réunion doit se tenir dans les prochains jours pour mettre fin au malaise grandissant entre le collectif des associations de personnes handicapées du Finistère (CAPH 29) et le Département.

Cette réunion suffira-t-elle pour apaiser des relations qui s’avèrent de plus en plus compliquées entre les deux parties ? En tout cas, la présidence du Conseil départemental semble vouloir mettre un terme au malentendu qui l’oppose au collectif des associations de personnes handicapées du Finistère. Rappelons que ce dernier qui regroupe 25 associations, a écrit il y a quelques jours aux personnes qui ont déposé un dossier à la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), pour leur annoncer qu’il ne pouvait défendre leur dossier, en parlant de « déni de démocratie » et « d’abus de pouvoir » au sein des instances départementales.

 Ce malaise est né de l’invalidation par le Préfet des élections à la CDAPH en janvier dernier, face à un partage de voix à égalité sans solution. La présidence du conseil départemental annonce qu’une « réunion avec le collectif est prévue dans les prochains jours, que la priorité a été de maintenir les aides aux usagers et que le département a toujours eu la volonté d’associer largement les usagers, comme cela a été le cas pour la préparation du 5e schéma ».

 


Un collectif d’associations de personnes handicapées mécontent du fonctionnement de la MDPH du Finistère

Le Télégramme – Bretagne – 30 mai 2020

(Photo illustration Le Télégramme)

 

Le Collectif des associations de personnes handicapées du Finistère (CAPH 29) déplore, dans un communiqué, que sa voix ne porte plus dans plusieurs commissions de la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées).

Le CAPH 29 regroupe 25 associations couvrant toutes les familles de handicap et se décrit « très largement représentatif ». Il estime que ses représentants à la MDPH « n’ont plus la réelle possibilité de représenter la diversité des usagers handicapés ». Il met en exergue plusieurs travers – « déni de démocratie, abus de pouvoir, Covid-19… » – relevés dans deux instances, « la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées et la commission exécutive de la MDPH ».

Et d’indiquer que, de guerre lasse, il a interpellé directement Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des personnes handicapées. « Dans les conditions actuelles, les décisions sur les dossiers que présentent les personnes handicapées à la MDPH ne peuvent plus faire l’objet d’échanges constructifs ».

 


Communiqué de Presse

Bonjour,

Veuillez trouver, ci-dessous, un communiqué de presse du CAPH 29  transmis vendredi 22 mai 2020.

Cordialement

 


#COVID19 | Conditions de sortie des personnes en situation de handicap et de leur accompagnant assouplies

Cette mesure ne fait pas l’objet d’une attestation dédiée.

 Remplissez toujours l’attestation dérogatoire de déplacement

Par ailleurs, suite à l’annonce ce matin du Président de la République, les conditions de sortie pour les personnes en situation de handicap et leur accompagnant sont désormais assouplies pour notamment accompagner les personnes en grande difficulté au regard de leurs troubles du spectre de l’autisme, déficience intellectuelle, déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, troubles psychiques. Cet assouplissement doit s’accompagner d’un strict respect des gestes barrière impératifs pour la sécurité sanitaire de tous.

  • Pour les personnes en situation de handicap domiciliées chez elles, leurs parents ou leurs proches : leurs sorties, soit seules soit accompagnées, en voiture ou non, ne sont pas limitées à 1 heure, ni contraintes à 1 km du domicile -pour permettre notamment d’aller dans un lieu de dépaysement-, ni régulées dans leur fréquence et leur objet, dès lors que la personne ou son accompagnant justifie aux forces de l’ordre d’un document attestant de la situation particulière de handicap.
  • S’agissant des déplacements d’un tiers professionnel ou non pour la prise en charge de personnes en situation de handicap : ce déplacement entre dans le cadre des déplacements pour assistance à personnes vulnérables, sans condition de durée ou de distance.

 

Attention : cette mesure ne fait pas l’objet d’une attestation dédiée, mais consigne est donnée aux préfets et aux forces de l’ordre d’une prise en compte spécifique. Il faut donc toujours pour autant remplir et avoir l’attestation habituelle dérogatoire de déplacement.

Cette mesure vient en complément des mesures prises pour tenir compte des besoins spécifiques des personnes en situation de handicap, comme l’attestation disponible en ligne en Facile à lire et à comprendre (FALC) et le fait de ne pas exiger des personnes aveugles ou malvoyantes d’attestation, sous condition de présenter une carte d’invalidité ou un document justifiant d’un tel handicap.

Le secrétariat d’Etat chargé des Personnes handicapées et la Délégation interministérielle à la stratégie nationale pour l’autisme au sein des troubles du neuro-développement resteront mobilisés tout au long de cette crise sans précédent pour apporter soutien et solutions aux personnes et à leur famille.

Aujourd’hui, Sophie Cluzel et Claire Compagnon répondront à toutes leurs questions lors d’un Facebook live à 17h00 100% accessible.

 

DES DISPOSITIFS D’ECOUTE ET D’APPUI

 

  • Un dispositif d’écoute par téléphone et mail, renforcé, pour les familles et les personnes : Autisme Info Service : 0800 71 40 40

https://www.autismeinfoservice.fr/

  • Un service dédié à l’accompagnement des adultes isolés : les adultes autistes qui ont besoin d’un soutien peuvent solliciter ce service par un formulaire de contact

https://gncra.fr/soutien-aux-adultes-autistes/

  • Une plateforme en ligne recensant tous les services nationaux et locaux qui se déploient actuellement sur le territoire pour accompagner les personnes handicapées et les familles

https://www.solidaires-handicaps.fr/

 

DES DISPOSITIFS ET OUTILS D’INFORMATIONS PRATIQUES

 

  • Une Foire aux Questions générale handicap

https://handicap.gouv.fr/…/coro…/article/foire-aux-questions

  • Une Foire aux Questions spécifique autisme

https://www.autismeinfoservice.fr/…/covid-19-foire-question…

 

DES OUTILS POUR AIDER LES FAMILLES ET LES PERSONNES A GÉRER LE CONFINEMENT

 

  • Deux guides pour aider adultes et enfants pendant le confinement.

https://handicap.gouv.fr/…/coronavirus-comment-vivre-le-con…

  • Des ressources proposées par le ministère de l’Education nationale

https://eduscol.education.fr/…/continuite-pedagogique-pour-…

  • Et la plateforme Cap Ecole inclusive ouverte à tous

https://www.reseau-canope.fr/cap-e…/amenager-et-adapter.html

  • De nombreuses fiches pratiques

https://www.reseau-canope.fr/cap-e…/amenager-et-adapter.html

https://handicap.gouv.fr/…/une-journee-mondiale-de-l-autism…

 


Information dispositifs de Solidarité mis en place par la ville de Brest et listing des structures proposant une écoute et un soutien

 

Bonjour,

 

Vous le savez probablement déjà, la Ville de Brest a mis en place des dispositifs de solidarité à destination des personnes les plus fragiles que nous vous invitons à relayer à vos adhérents qui en auraient besoin (aide alimentaire, registre des personnes vulnérables…). Toutes les informations sont disponibles sur brest.fr.

De plus, les structures toujours actives durant cette période, qui proposent une écoute / un soutien, ont été listées : https://www.brest.fr/actus-agenda/actualites/actualites-2561/covid-19-des-professionnels-de-lecoute-pour-le-plus-grand-nombre-335741.html?cHash=1c44415f4b64ec9898cd004e7bde931b N’hésitez pas à transmettre ces informations aux personnes qui pourraient en avoir l’utilité.

Le service Promotion de la santé continue son activité, à effectif réduit, en télétravail. Aussi, vous pouvez le solliciter si besoin. Bon courage à vous toutes et tous durant cette période. Prenez soin de votre santé et garder le contact avec vos proches,

 

Bien cordialement,

Le service Promotion de la Santé, Ville de Brest

www.brest.fr https://applications002.brest-metropole.fr/VIPBU10/image

 


Aide sociale à l’hébergement / règle des 45 jours d’absences

 

Le 19 mars 2020.

 

Monsieur le Président du Collectif des associations de personnes en situation de handicap du Finistère (CAPH29),

Monsieur le Vice-président du CDCA spécialisé Personnes en situation de handicap,

 

Nous faisons suite aux échanges que vous avez pu avoir avec Monsieur DEIMAT ou aux interpellations des usagers que nous avons ces derniers jours sur certains points de financement dans le cadre de l’aide sociale.

Aussi nous résumons ci-dessous les règles apportées au traitement de l’aide sociale à l’hébergement durant cette période inédite.

Compte tenu des mesures de confinement liées au coronavirus, il a été décidé et validé que la règle prévue au RDAS autorisant 45 jours d’absences maximum par an pour la prise en charge au titre de l’hébergement ne s’applique pas à compter du 16 mars 2020 et jusqu’à la fin de la période de confinement.

Il est cependant demandé aux usagers ou à leurs représentants de nous informer par mail à l’adresse ci-dessous de l’état civil complet des personnes concernées ( nom, prénom, date de naissance) , de l’établissement concerné et si possible de la référence de dossier au sein de nos services .

Si vous êtes interpellés sur ce sujet ou tout autre sujet se rapportant à :

 

Nos services assurent en effet un service minimum et un traitement des demandes autant que faire se peut.

Vous souhaitant bonne réception de ces éléments, nous nous tenons à votre disposition pour tout échange complémentaire.

Cordialement,

 

Françoise ASTRI

Service Prestations

Responsable par intérim

Unité aide sociale-APA

Tel : 02 98 76 20 20 Poste 32 77

Mail : Aidesociale.APA@finistere.fr 

 

Pauline RANNOU

Service Prestations

Responsable de l’unité

Prestation de Compensation du Handicap et Allocation Compensatrice Tierce Personne

Tél : 02 98 76 61 28

Mail : pch@finistere.fr

 

 


Le budget du Département consacre 500 millions d’euros au volet social

Ouest-France – Finistère – Quimper – 31 janvier 2020 – Christian GOUEROU

À sept semaines des élections municipales, le conseil départemental du Finistère vote son budget, presque le milliard d’euros. Majorité et opposition ne marieront pas leurs analyses.

Le conseil départemental du Finistère vote son budget, presque le milliard d’euros. | Archives Ouest-France

Il y a le budget, un peu moins du milliard d’euros, 978,78 millions d’euros exactement. Dont la moitié sert la politique sociale du Département du Finistère, le handicap, les personnes âgées, le Revenu de solidarité active (RSA), la famille, la petite enfance. Et puis le contexte : cette assemblée, où 25 élus au moins sont impliqués directement dans une liste aux élections municipales, cette assemblée où le clivage majorité et oppositions se creuse. Dans un an, on votera pour les élections départementales et régionales. Ça s’entend.

Inlassablement, la droite parle d’une majorité dispendieuse, qui ne gère pas. Vos vœux pieux n’auront aucune incidence s’ils ne sont pas financés, lance Maël de Calan, pour la droite. La grande différence entre vous et nous, c’est que nous pensons que le Département peut faire plus.

La répartition des dépenses sociales du Département. | Ouest-France

Et inlassablement, la majorité, par la voix de sa présidente Nathalie Sarrabezolles, explique et réplique. Nous travaillons avec un État défaillant sur certains sujets, qui ne compense pas 13 milliards d’euros qu’il devrait apporter à l’ensemble des Départements de France. Cela fait 120 millions d’euros par an pour le Département du Finistère ! On en ferait des choses avec cela.

 

Sa lecture des chiffres

À l’heure où la taxe sur le foncier bâti part vers les communes pour remplacer la défunte taxe d’habitation, les Départements ont perdu leur autonomie fiscale. Nous obtenons les droits de mutations qui sont prélevés sur les ventes immobilières dans le Finistère, mais cela ne permet pas d’asseoir des politiques pérennes », souligne une fois de plus la présidente Sarrabezolles.

Bref, de part et d’autre, les positions sont figées. La droite voudrait arriver à faire converger la gauche. C’est-à-dire, que la majorité reconnaisse sa lecture des chiffres. Mais, les chiffres, c’est bien connu, on leur fait dire ce qu’on veut, répond la gauche. Un exemple ? La droite pointe la baisse des 15 millions à 20 millions d’euros par an à compter de 2020 dans les subventions d’investissement qui profitent aux communes et EPCI.

Et elle additionne dans le mandat à venir : sur six ans, cela fait 120 millions en moins pour les communes et intercommunalités. À sept semaines du scrutin municipal, le coup est bon à jouer.

La majorité n’a pas cette lecture, qui dit que le budget d’investissement ne faiblit pas et dépasse les 100 millions d’euros. Mais le bloc communal reçoit aujourd’hui d’autres moyens comme la Dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR). C’est l’État qui nous dit qu’il s’occupe des communes », reprend Nathalie Sarrabezolles.

 Nous avons voulu casser cette politique de guichet. Hé oui, nous menons des projets comme la construction d’un collège à Landerneau, de l’action sociale, ou des centres d’exploitations des routes », ajoute le vice-président, Roger Mellouet.

 

« C’est le retour de l’impôt »

« Vous nous reprochez de recevoir de l’argent de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA, organisme chargé de financer l’aide à la perte d’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées), mais nous sommes une collectivité décentralisée. Je trouve choquant de dire que l’État nous ferait des cadeaux ! C’est le retour de l’impôt », s’exclame Nathalie Sarrabezolles.

Ce à quoi Maël de Calan répond : Personnellement, je suis favorable à une deuxième journée de solidarité. On l’entend, le discours du leader de la droite tape sur la majorité mais épargne le gouvernement Macron. Dès aujourd’hui, en coulisses, la droite départementale tente de construire une alliance avec LREM. Et plus si affinités.

 

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Lettre ouverte – 5e schéma départemental

Bonjour,

Veuillez trouver, ci-dessous, une lettre ouverte concernant le 5e schéma départemental en faveur des personnes handicapées, transmise ce jour aux conseillers départementaux ainsi qu’à Ouest France et Le Télégramme.

Cordialement,

Le secrétariat

CAPH29

02.98.90.01.46

 

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La présidente du conseil départemental du Finistère rappelle que le handicap est le premier budget du Département

Le Télégramme – Finistère – 28 janvier 2020

PHOTO CLAUDE PRIGENT / LE TELEGRAMME. BREST (29) :  Nathalie Sarrabezolles , présidente du Conseil Départemental .

 

La présidente du conseil départementale, Nathalie Sarrabezolles, réagit à la colère du collectif des associations de personnes handicapées du Finistère, déçu des 120 nouvelles places annoncées en foyer de vie dans le 5e schéma départemental des personnes en situation de handicap qui sera voté ce jeudi.

« Pour 2020, le budget annuel dédié au handicap par le CD29 sera de 153 millions d’euros (et non seulement 10 M€). C’est le premier poste budgétaire du Département et qui augmente régulièrement au fur et à mesure des schémas. Il permet aujourd’hui le financement de plus de 2 975 places d’accueil et d’accompagnement pour personnes en situation de handicap gérées par le conseil départemental du Finistère (hors places de compétence État, comme les MAS, IME, ESAT…).

Compte tenu des contraintes accrues que l’État impose aux finances départementales, cet engagement confirme la volonté permanente du Département d’améliorer l’accompagnement des personnes en situation de handicap, comme en témoignent son attachement à faire du handicap une thématique transversale de ses politiques publiques et son attention aux parcours de vie des personnes.

La dernière analyse des listes d’attente pour des places en établissements et services fait apparaître que plus de la moitié des adultes est en attente d’une place relevant de la compétence de l’État, qui n’annonce aucun moyen supplémentaire d’ici 2022 ».

 

 

Handicap : premier poste budgétaire du Département

Ouest-France – Finistère – 28 janvier 2020

 Après la publication, mardi 28 janvier 2020, de la position du collectif des associations de personnes handicapées du Finistère qui pointe le manque de places en établissement, la présidente du Département, Nathalie Sarrabezolles, répond.

Lors du vote de l’assemblée, prévu ce jeudi, « une nouvelle programmation complémentaire de 10 millions d’euros est proposée, explique la présidente du conseil départemental. Au terme de la réalisation des appels à projets, ces 10 millions d’euros viendront renforcer tous les ans l’offre départementale.

 Pour 2020, le budget annuel dédié au handicap par le Conseil départemental sera de 153 millions d’euros. C’est le premier poste budgétaire du Département […]. Il permet le financement de plus de 2 975 places d’accueil et d’accompagnement pour personnes en situation de handicap gérées par le Conseil départemental du Finistère (hors places de compétence État, comme les MAS, IME, ESAT…) ».

 

« Contraintes financières de l’État »

« Compte tenu des contraintes accrues que l’État impose aux finances départementales, cet engagement confirme la volonté permanente du Département d’améliorer l’accompagnement des personnes en situation de handicap […].

La dernière analyse des listes d’attente pour des places en établissements et services fait apparaître que plus de la moitié des adultes est en attente d’une place relevant de la compétence de l’État, qui n’annonce aucun moyen supplémentaire d’ici 2022 ».

——————————————————–Handicap. Malgré les ouvertures prévues, il n’y a toujours pas assez de place dans le Finistère

Ouest-France – Quimper – 28 janvier 2020

Environ 500 personnes en situation de handicap seraient sur les listes d’attente des foyers de vie en Finistère. Les 120 nouvelles places annoncées par le Département restent donc bien insuffisantes.

Le collectif des associations de personnes handicapées du Finistère réagit à l’annonce du nouveau schéma départemental pour les personnes handicapées, qui sera voté le 30 janvier 2020 au conseil départemental du Finistère. Photo d’illustration. | Marc Roger/Archives Ouest France

 

Ce jeudi 30 janvier 2020, le conseil départemental du Finistère s’apprête à voter le nouveau schéma départemental pour les personnes handicapées. Il prévoit l’ouverture de nouvelles places pour les adultes en situation de handicap, notamment 120 dans les foyers de vie.

Bien que favorable à la plupart des points de ce nouveau schéma, le collectif des associations de personnes handicapées du Finistère exprime ses craintes quant à la longue liste des personnes dans l’attente d’une place en foyer de vie. Selon les chiffres que leur a communiqués le Département en juin 2019, elles étaient 480 en 2017. Selon les chiffres communiqués aux journalistes mi-janvier, toujours pour 2017, elles étaient 390.

 

Certains attendent depuis plusieurs années

Les foyers de vie « ont pour mission d’accueillir, d’accompagner et d’héberger les personnes handicapées parmi les plus fragiles », rappelle le collectif. « Vous pouvez imaginer les inquiétudes et les souffrances de toutes sortes pour ces centaines de personnes et pour leurs familles ou leurs proches […] qui attendent, certaines depuis plusieurs années, de pouvoir être accueillies là où elles le demandent ».

Le collectif demande que le nouveau schéma « permette de voir les listes d’attente se réduire de moitié au cours des cinq années à venir ».

 

———————————————————Schéma handicap : le CAPH 29 déçu des places en foyer de vie

Le Télégramme – Bretagne – 27 janvier 2020

« Nombreuses sont celles qui sont proches du désespoir » écrit le président du collectif, Pierre Dubois au sujet des familles en attente d’une place en foyer de vie dans le département. (Télégramme/François Destoc)

 

Le collectif des associations de personnes handicapées du Finistère (CAPH 29) ne décolère pas, déçu des 120 places en foyer de vie annoncées dans le futur schéma départemental des personnes en situation de handicap.

Le 30 janvier prochain, le conseil départemental du Finistère devrait valider le cinquième schéma départemental (2020-2026) des personnes en situation de handicap. Fort d’un budget annuel de 10 M€, il prévoit la création de 307 places d’accueil pour les adultes handicapés : 120 en foyer de vie, 100 en accompagnement à la vie sociale, 35 en unités personnes handicapées vieillissantes en Ehpad, 32 en habitat inclusif et 20 en service d’accompagnement médico-social pour adultes handicapés (cofinancé avec l’ARS).

 

Une liste d’attente de 500 personnes

Ravi des grandes orientations de cette mouture, le collectif des associations de personnes handicapées du Finistère, qui rassemble la quasi-totalité des associations finistériennes de personnes handicapées et de leurs proches, demande en revanche à ce que le volet des foyers de vie soit revu. Le collectif estime que la liste d’attente dans ces structures qui accueillent les personnes handicapées les plus fragiles et dans l’impossibilité d’exercer une activité professionnelle, est de près de 500 personnes.

« Or, la programmation prévisionnelle mentionnée dans le projet actuel se monte à seulement 120 places. Vous pouvez imaginer les inquiétudes et les souffrances de toutes sortes pour ces centaines de personnes concernées par un handicap important, et pour leurs familles ou leurs proches, et qui attendent, pour certaines depuis quelques années, de pouvoir être enfin accueillies là où elles le demandent. Nombreuses sont celles qui sont proches du désespoir » écrit le président du collectif, Pierre Dubois.

 

Le collectif a rédigé une lettre ouverte, envoyée aux conseillers départementaux, pour demander une réduction de la liste d’attente de moitié dans les cinq années à venir.

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5e SCHÉMA « VIVRE ENSEMBLE » : EXEMPLE DE CO-CONSTRUCTION

Magazine Penn ar Bed N° 154 – octobre 2019

Afin d’élaborer le 5e schéma «Vivre ensemble» en faveur des personnes en situation de handicap, dix groupes de travail se réunissent régulièrement depuis le mois de mai. Ils ont pour mission de rédiger des fiches liées à chacun des 21 objectifs du schéma et de décliner des plans d’actions pour répondre aux enjeux repérés. Reportage lors d’une de ces séances de travail.

Afin d’élaborer le 5e schéma « Vivre ensemble » en faveur des personnes en situation de handicap, dix groupes de travail se réunissent régulièrement depuis le mois de mai. Ils ont pour mission de rédiger des fiches liées à chacun des 21 objectifs du schéma et de décliner des plans d’actions pour répondre aux enjeux repérés. Reportage lors d’une de ces séances de travail.

Ils étaient une quinzaine, ce vendredi de septembre, à se réunir à la DPAPH(*) pour travailler autour de deux objectifs du 5e schéma en faveur des personnes handicapées. « Il s’agit de notre troisième réunion, précisent Véronique Thierion, de la MDPH(**) et Jean-Luc Chevalier de la DPAPH, animateurs du groupe de travail. Nous travaillons sur deux objectifs de l’enjeu 2, faciliter le parcours des personnes en situation de handicap ». La réunion débute sur la déclinaison des fiches objectif/action liées à l’objectif 6 : optimiser l’accès aux droits, aux soins et simplifier les démarches administratives. « Nous allons aujourd’hui finaliser le tableau de synthèse qui est déjà bien avancé, poursuit Jean-Luc. Nous allons nous concentrer sur la mise en place des fiches actions à présenter au comité de pilotage, afin qu’elles soient bien représentatives du groupe. Un vote en fin d’année, validera l’ensemble de ce 5ème schéma », rappelle-t-il à l’ensemble des présents.

 

Définir ensemble des fiches actions

La première action identifiée pour l’objectif 6 concerne la formation à la connaissance des différents types de handicaps. Le groupe doit définir : le pilote, les acteurs impliqués, la priorité, les indicateurs, la cible et le calendrier. Pour chaque case à remplir, les participants s’expriment. Lorsque la question des acteurs impliqués arrive, Pierre Dubois, président du collectif des associations de  personnes handicapées (CAPH29), rappelle : « ce sont les conséquences d’un handicap, plus que son type qu’il faut prendre en compte dans la formation ». Béatrice Lebel, également membre du collectif et elle-même en fauteuil, rebondit : « il faudra aussi faire attention, à ce qu’il n’y ait pas trop de professionnels qui parlent pour les personnes en situation de handicap ». Quand arrive la question des indicateurs, Aurélie Noger, directrice du CIAS de Quimperlé communauté suggère la réalisation d’un cahier des charges, « validés par les personnes handicapées, car il y a différents degrés de formation, selon les personnels à former ».

 

Prendre en compte les différents types de handicap

La réunion de travail se poursuit avec le projet de création d’une plate-forme de bonnes pratiques pour l’accompagnement et le soutien de personnes handicapées. Les interrogations se posent sur la mise à jour du site et l’éventuel doublon qu’il pourrait constituer avec le site https://infosociale.finistere.fr. La notion de plateforme web fait aussi débat. On propose d’ajouter un numéro d’appel, puis Anne Caraës, membre du collectif PH29 (Aapédys), ajoute que pour certains types de handicaps, notamment les DYS, qu’elle représente, « il faut un accueil physique, le mail et le téléphone sont compliqués pour eux ». L’animatrice rappelle que les aidants pourront là avoir un rôle à jouer et recadre le sujet du jour : « là nous parlons de l’accès aux droits et pas de l’accompagnement, qui est un autre sujet, abordé dans un autre groupe de travail. Il ne faut pas mélanger les deux sujets ».

Représentants d’associations de prise en charge des personnes en situation de handicap ou d’usagers, de personnels de collectivités, de la MDPH… Ce groupe de travail comme les neufs autres représentent un panel de professionnels, d’aidants et d’usagers qui amènent chacun leur regard et leur expertise sur le sujet. Cette transversalité doit permettre de répondre au mieux aux besoins de ces populations et aider au développement de leur autonomie, à domicile ou en établissement, et leur inclusion sociale.

 

(*) DPAPH : Direction des personnes âgées et personnes handicapées (Conseil départemental).

(**) MDPH : Maison départementale des personnes handicapées du Finistère.

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Soutenir les aidants naturels – les aidants familiaux

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Accueil

 

Associations des adultes

https://www.chu-brest.fr/fr/chru-moi/associations-partenaires/associations-adultes

 

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Handicap : « Nous dénonçons haut et fort le manque de places dans les structures d’accueil »

Coté Quimper – 5 mars 2015 – Par Matthieu Gain

25Jeudi 5 mars, plus de 500 manifestants se sont réunis devant le Conseil général à Quimper pour demander plus de places dans les structures d’accueil pour les personnes handicapées.

 

https://youtu.be/hea-cdtBD1U

 

Le collectif des associations des personnes handicapées du Finistère (CAPH 29) avait annoncé la couleur et présenté ses revendications, début février.

Ils avaient aussi annoncé la tenue d’une manifestation départementale, jeudi 5 mars, à Quimper.

Plus de 500 personnes, selon la police, ont répondu à cet appel au rassemblement. Le cortège s’est formé place Saint-Corentin puis a emprunté les quais de l’Odet pour rejoindre le Conseil général du Finistère.

 

Déficit de plus de 400 places

Jean-François Marandola, le président de l’Adapei 29, a rappelé les raisons de cette manifestation : « Ensemble, nous dénonçons haut et fort le manque de places dans les structures d’accueil, et en particulier, dans les foyers de vie ».

« Nous demandons aussi du respect à l’égard des personnes handicapées ».

Et d’ajouter : « Aujourd’hui, ce sont 420 personnes qui attendent la place à laquelle elles ont droit, conformément à l’orientation qui leur a été attribuée par la commission des droits et de l’autonomie ».

Michel Leblois, le secrétaire du CAPH 29, poursuit : « Au-delà de ce problème lié au nombre de places, nous demandons aussi du respect à l’égard des personnes handicapées ».

 

À deux semaines des élections

En organisant ce rassemblement, les associations tentent une nouvelle fois d’interpeller les élus du Conseil général du Finistère. Michel Leblois assure : « Nos courriers et demandes de rendez-vous n’ont reçu que des fins de non-recevoir ».

« Il s’agit d’alerter la nouvelle équipe et les nouveaux élus en leur rappelant nos préoccupations et revendications ».

Le CAPH 29 a déposé jeudi 5 mars un nouveau courrier à l’attention de Pierre Maille, le président sortant PS du Conseil général. Cette lettre était accompagnée de pétitions signées  par « plus de 10 000 personnes » pour demander de nouvelles places dans les structures d’accueil.

La date du 5 mars intervient deux semaines avant le premier tour des élections départementales, dimanche 22 mars.

Michel Leblois, du collectif : « Il s’agit d’alerter la nouvelle équipe et les nouveaux élus en leur rappelant nos préoccupations et revendications. Car en attendant, les listes d’attente continuent de s’allonger ».

 

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Inquiétudes autour des aides au handicap

Ouest-France – Finistère – 16/02/2014

photo extraite du Ouest-France

Régis Guillerm, membre du collectif des associations de personnes handicapées du Finistère, Bruno Quellec, président du collectif, ainsi que Thierry Duval et Michel Leblois, membres du collectif.

 

Le collectif des associations de personnes handicapées du Finistère s’alarme de la baisse de certaines aides.

Le collectif des associations de personnes handicapées du Finistère (CAPH 29) tire la sonnette d’alarme. Il pointe du doigt la baisse drastique du fonds départemental de compensation (FDC). Ce fonds permet aux personnes atteintes d’un handicap de financer en partie des opérations d’adaptation de leur logement ou leur appareillage médical, par exemple. Le FDC vient en complément de la prestation de compensation du handicap.

« Des effets néfastes à venir »

Seulement voilà, à l’automne dernier, face à la baisse des sommes versées par le conseil général, l’État et la Mutualité sociale agricole, les gestionnaires du fonds départemental de compensation ont tranché dans les dépenses. Au lieu de reverser 450 000 € d’aides, comme en 2012, le fonds ne reversera plus que 85 000 € aux personnes handicapées.  « Or, les besoins ont augmenté, s’inquiète Bruno Quellec, président du collectif. Les premiers effets néfastes se feront ressentir dans les mois à venir ».

Thierry Duval, membre du collectif, prend pour exemple une personne ayant besoin d’un fauteuil roulant. « Au lieu qu’il ne revienne à presque rien pour la personne handicapée, grâce aux différentes aides, aujourd’hui, il lui restera à sa charge 1 250 €. Et ce n’est qu’un exemple ».

Le collectif s’indigne de cette situation : « C’est une remise en cause de l’autonomie des personnes handicapées. Certaines, ne pouvant pas faire aménager leur véhicule, seront coincées chez elles ». Alors, le collectif réclame que « l’esprit de la loi de 2005, qui a instauré cette aide, soit respecté. Au lieu de trancher dans les dépenses, il faut que les organismes qui versent de l’argent pour le fonds départemental de compensation le fassent à la même hauteur qu’auparavant ».

 


Handicap. Le collectif des associations dénonce le manque de places

Le Télégramme – Bretagne – 5 juillet 2014 

Un an après le vote du quatrième schéma départemental en faveur des personnes handicapées par le conseil général du Finistère, le collectif des associations de personnes handicapées du Finistère (CAPH 29) a dénoncé un manque criant de places d’hébergement lors de son assemblée générale, le 25 juin dernier.

Le CAPH a examiné particulièrement la situation des personnes handicapées en attente de places d’hébergement en foyer de vie et en foyer d’accueil médicalisé. Selon le recensement effectué et les chiffres fournis par le conseil général, les besoins de places d’hébergement pour ces personnes, majoritairement lourdement handicapées, se sont considérablement accrus entre le recensement de septembre 2012 et celui de décembre 2013. Durant cette période de 15 mois, en foyer de vie, les besoins pour répondre aux listes d’attente sont passés de 273 à 314 places (+15 %) ; en foyer d’accueil médicalisé, les besoins sont passés de 46 à 106 places (+130 %). Au total, les besoins cumulés dans ces structures d’hébergement ont augmenté de 101 places, passant de 319 à 420 places manquantes (+31 %). Tous ces chiffres tiennent compte des places déjà programmées et non encore disponibles et sont extraits des documents diffusés par le conseil général précise le CAPH 29, qui ajoute que le conseil général a fait savoir qu’il n’avait à ce jour aucun nouveau projet de programmation de création de places d’hébergement.

Le collectif a exprimé sa « très vive inquiétude face à cette situation qui va se traduire par une grave dégradation des conditions de vie des personnes concernées et de leurs familles dans notre département ».

 


Le CAPH 29 alerte l’opinion

Actu.fr – Bretagne – 21 juillet 14 – Par Michèle Chaouadi

Le nombre de personnes handicapées en attente de places en foyer de vie ou en foyer d’accueil médicalisé est en augmentation. La situation inquiète les associations du CAPH 29.

Photo extraite de actu.fr

Michel Le Blois siège au bureau du CAPH 29 dont le local se situe dans la Maison départementale des personnes handicapées à Quimper.

Personnes handicapées mentales, infirmes moteurs, déficients sensoriels, myopathes, trisomiques, autistes… Dans le département, « plusieurs dizaines de milliers de personnes sont concernées par un handicap », informe Michel Le Blois, membre du CAPH29, le collectif des associations de personnes handicapées du Finistère.

Cette structure qui a vu le jour il y a une trentaine d’années, rassemble aujourd’hui 22 associations de personnes handicapées ou de leurs familles et 13 associations gestionnaires de services et d’établissements d’accueil et d’accompagnement pour personnes handicapées.

Elle se veut au niveau départemental, « le porte-parole de l’ensemble des personnes atteintes de handicaps de toutes natures confondues face aux pouvoirs publics dont l’Agence régionale de la santé et le Conseil général sont les principaux décideurs », présente le membre du bureau.

Les chiffres officiels

Lors de l’assemblée générale du 25 juin dernier, le collectif a examiné la situation des adultes handicapés en attente de places d’hébergement en foyer de vie et en foyer d’accueil médicalisé. Les derniers chiffres du Conseil général ont de quoi inquiéter.

« Entre la fin du troisième schéma départemental en faveur des personnes handicapées en 2012 et le début du quatrième en 2013, les besoins en foyer de vie sont passés de 273 à 314 places soit une augmentation de 15 % en 15 mois et de 46 à 106 places soit 130 % de hausse en foyer d’accueil médicalisé », transmet Michel Le Blois.

Les plus fragiles

Or pour le représentant du collectif, cette augmentation de la demande était prévisible. Il l’explique par « l’augmentation générale de l’espérance de vie dans notre société et par les progrès médicaux pour certains traitements spécifiques. »Une évidence que le Conseil général n’a pas su anticiper.

Le CAPH 29 tire donc la sonnette d’alarme : « il s’agit de personnes ne pouvant ni travailler, ni vivre seules ou en famille, indique Michel Le Blois. Ne rien faire revient à faire souffrir les plus fragiles de notre société. » Les associations du collectif dénoncent d’une même voix « l’attitude du Département qui ne fait aucune prospective pour trouver des solutions et néglige ses responsabilités, en tant que chef de file des politiques en faveur des personnes handicapées. » Le collectif entend faire pression sur le Conseil général et prépare dès à présent un rendez-vous à la rentrée.

 


Handicap. «Peut mieux faire» selon le Collectif 29

Le Télégramme – Quimper – 9 mars 2012 

Photo extraite du Télégramme

Plusieurs représentants des différentes associations concernées, membres du Collectif 29, ont exposé, hier, leurs revendications à la Maison départementale du handicap à Quimper.

 Le Collectif 29 des associations de personnes handicapées vient d’éditer une «plate-forme» de revendications. Manques, difficultés et craintes sont en exergue. 

Le CAPH 29 a exposé hier le résultat d’une consultation de ses 33 associations adhérentes. Ceci dans le but de cibler ce qui fait toujours défaut ou tarde à se concrétiser, en dépit des bonnes intentions de la loi du 11 février 2005. Bon nombre de ses applications sont bien en dessous des objectifs établis alors. Une «plate-forme de revendications» a de ce fait été éditée afin d’exposer clairement ces besoins, notamment au conseil général. Ce dernier se réunira le 22 mars afin d’étudier un troisième schéma concernant l’ensemble des applications relatives à cette loi. Les revendications du collectif portent d’abord sur deux types de lieux de vie partagés entre les établissements et le domicile. Les trois quarts des dizaines de milliers de personnes concernées dans le Finistère font le choix de la seconde solution. Du côté des établissements, une étude de besoins diligentée par le conseil général et la Maison des personnes handicapées laisse apparaître un «cruel manque de places ».

Il manque trop de places

Il est donc demandé, dès cette année, un «plan d’investissement pour en créer davantage en formules d’accompagnement existantes». Chiffres en main, la situation fin novembre faisait état d’au moins 350 places à créer entre les foyers de vie, d’accueil médicalisé et les maisons d’accueil spécialisées. En ce qui concerne l’enfance, près de 150 places font défaut en institut médico-éducatif et éducation motrice. Le Service d’éducation spécialisée et de soins à domicile (Sessad) est en déficit, lui aussi, de 150 places entre les écoles ordinaires et les établissements adaptés. Des «formules innovantes» devront être développées, notamment diverses formules d’habitat regroupé et accueil des personnes handicapées vieillissantes (un sujet de plus en plus préoccupant). Afin de répondre le plus possible au choix majoritaire de vie à domicile, il est demandé «la création, le développement et la coordination des différents services (médico-sociaux, sociaux et sanitaires)».

L’accessibilité! 

Autre point crucial dans le quotidien de handicapés qui – est-il souligné – «connaissent des périodes de chômage au moins deux fois plus longues (70% des non voyants sont sans emploi)»: «l’accessibilité à tout pour tous». Loin d’être acquis. La loi de 2005 prévoyant que tout soit résolu en 2015, il est expressément demandé d’accélérer le respect de ces objectifs. «Beaucoup de lacunes sont encore flagrantes au niveau de l’accessibilité de tous les services et équipements à toutes les situations de handicap». Ce qui s’adresse bien entendu au public autant qu’au privé. Enfin, concernant l’Éducation nationale, «une intégration scolaire de qualité» est demandée. Notamment par une «évaluation qualitative» des AVS (auxiliaires de vie scolaire) mais aussi l’attribution des aides techniques et humaines dès la rentrée de septembre. «Une douzaine d’enfants aveugles n’ont toujours pas reçu leur matériel informatique spécifique, depuis cette rentrée», précise Bruno Quellec, vice-président du CAPH 29. Ce collectif se tient, par ailleurs, à la disposition de tous ces acteurs publics pour un travail de fond sur les mesures à prendre dans le cadre de l’application de la loi du 11 février 2005.